Je n'ai pas envie de passer pour ce que je ne suis pas. Et mes textes actuels prennent une tournure qui me déplaît, non parce qu'ils ne relatent pas ce qui me touche, mais parce qu'ils tournent un peu trop autour d'une seule partie de cette entité complexe qu'est votre humble serviteur. Ce soir sera donc le théâtre d'un texte en apparence plus léger... Mais qui, peut-être, vous mènera à des réflexions amusantes. Non que je sois intimement convaincu que mes propos fassent sens... Simplement, l'idée mérite d'être envisagée sous cet angle, du moins c'est ma conviction.
Have fun !
--
Avez-vous jamais pensé que les choses, quelle que soit la façon dont vous les envisagiez, ont la fâcheuse tendance à se produire de manière inattendue?
Quand j'étais plus jeune, j'avais remarqué que, peu importe la manière dont j'appréhendais un événement, si je prenais le temps de l'envisager sous tous les angles, il prenait toujours une tournure surprenante, à laquelle je n'avais pas songé.
Si bien qu'au bout d'un moment, j'ai fini par arrêter de faire des calculs, tant il devenait frustrant de me tromper. J'avais même peur, je dois bien l'avouer, de gâcher mes chances de voir le hasard faire en sorte que tout se passe bien.
Rien que parce que j'avais voulu tabler dessus. Etrange superstition, de refuser de penser au futur de peur de passer à côté des joies les plus simples, des dénouements les plus heureux, juste pour en avoir envisagé la probabilité.
Et pourtant, c'est bien la méthode que j'ai employé pour enterrer le problème, tant l'expérience m'avait donné raison. Et aujourd'hui, alors que je réfléchissais à un sujet d'écriture qui sorte un tant soit peu de mes petits problèmes romantico-sentimentaux, j'ai repensé à cette phrase que me disait mon père avec un demi-sourire. Une phrase qui, au final, résume assez bien mon état de pensée, ou plutôt, si je prends le point de vue des plus cartésiens d'entre nous, explicite de manière claire à quel point je dois être un idéaliste ingénu. Et si je prends le temps de regarder en arrière, maintenant que je ne me ronge plus les sangs en méditant sur les issues possibles d'une situation en devenir, je suis beaucoup plus mieux dans ma peau. Dans tous les cas donc, le phantasme dont sont issues ces lignes aura eu son utilité.
Revenons au centre du problème. N'avez-vous jamais eu l'impression d'avoir envie de parler à quelqu'un, d'avoir besoin de vous confier à propos d'un sujet très précis, et de tomber par hasard sur la bonne personne au bon moment ? De vous promener dans la rue en étant certain de tomber sur l'un de vos amis... et de rencontrer certes une connaissance, mais à laquelle vous n'auriez jamais pensé?
N'avez-vous jamais pensé au fait que, ne serait-ce que parce que vous avez eu une chance incroyable à un moment ou à un autre, on vous rendait la monnaie de votre pièce par une somme de petites malchances anodines?
Et si le fait d'avoir son bus juste à temps était en corrélation directe avec l'attente interminable que vous avez subi à la caisse de votre supermarché?
J'ai tendance à être sensible à ces choses. Et à dire vrai, j'ai l'intime impression que quand quelque chose compte vraiment pour moi, peu importe les forces que j'investirai dans le projet, les choses se passeront bien. A l'inverse, j'ai très souvent la sensation que certains aboutissements ne me sont pas destinés et que quoi que je puisse faire, ils resteront hors de ma portée.
Le mot est lâché. Destiné. Les quelques phrases anodines dont je me suis servi laissent entendre que quelque chose, quelque part, ferait en sorte de me guider sur un chemin dont je ne connais rien, pour une destination qui me restera inconnue jusqu'à ce que j'y parvienne. Est-ce simplement parce que je n'ai aucune idée de ce que je vais faire de mon existence qu'une partie de moi invente des signes me permettant de croire à autre chose qu'au hasard?
Je l'ignore. Et à dire vrai... Je ne pense pas qu'une réponse claire et définitive m'intéresse réellement. Les choses suivent leur cours, je n'ai pas l'impression d'être totalement maître des événements et je ne suis pas certain que cela me gêne. Je ne suis pas un grand fan du contrôle, de la préméditation. Je fais les choses parce que je sens que je dois les faire, et je ne les fais pas quand je ne les sens pas.
Je ne suis même pas sûr d'avoir envie de savoir si, oui ou non, je suis sous la coupe d'une quelconque volonté supérieure qui me guide vers un ici, ou un là. Je suis mon chemin, je vais dans la direction qui me semble sympathique non parce que je l'ai calculée, mais parce que je l'ai ressentie.
J'ai largement de la place pour l'erreur, et je ne crois pas que j'utiliserai ces pensées comme excuses en cas de catastrophe. A dire vrai, pourquoi parler de Destin ou de Divinité quand il peut s'agir simplement de mon esprit innocent et idéaliste qui voudrait que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes?
Au final, il reste cette phrase, que je n'abandonnerais pour rien au monde. Parce que quelle que soit la réponse à ce que je me refuse à formuler comme une question, sa simplicité m'évoque à chaque fois des souvenirs amusants.
« Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des coïncidences. »
mardi 2 septembre 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire