Envie de publier un petit texte écrit suite au départ en France d'un Ami...
Voici.
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Un pantalon ample et bariolé, un t-shirt à l’humour douteux, et un béret.
Si vous le croisez dans la rue, notre grand manouche, c’est cela que vous verrez en premier. Et de loin.
Si vous faites l’effort de vous approcher, vous sentirez probablement l’odeur caractéristique d’une clope roulée, ou plus si affinités. A condition, bien entendu, qu’il ait réussi à se procurer du feu… Mais ça n’a jamais été un problème pour lui. Ses poches sont remplies de briquets appartenant aux gens qu’il fréquente, prenez garde !
Encore quelques pas de plus, et vous pourrez discerner son visage. Le poil en pagaille, le bonhomme ne concède probablement pas à son rasoir une visite journalière. L’œil rieur, toujours ou presque. On dirait qu’il s’amuse de tout, et pour le moment, de vous. A moins, bien sûr, que ce ne soit le plaisir de vous voir qui anime ainsi son regard. Ca collerait parfaitement avec le sourire franc qu’il affiche, le plus souvent.
En admettant que vous fassiez l’effort de lui adresser la parole, tout inconnu que vous soyez, il y a peu de chances de vous faire remballer. Le manouche a le contact facile, faites-vous plaisir ! Vous entendrez peut-être qu’il n’est pas d’ici… Un léger accent, des expressions qu’on n’utilise pas au plat pays. Mais vous pouvez me croire, entre torchons et serviettes, nous, on s’en est plutôt bien sortis.
Difficile de dire, en fait, si c’est plutôt lui qui s’est intégré à notre petit univers, ou notre petit univers qui a cherché à l’amalgamer. Est-ce vraiment important ? De protestations sonores en petites soirées d’anniversaires, d’échanges de service en moments partagés, le manouche a creusé son trou pour faire partie du décor. Il teste à grandeur nature ce qu’il avait déjà fait autour d’une table, et accroche. Il développe des affinités avec plus de monde, pour qu’on ne songe plus vraiment à organiser quelque chose sans lui. Manœuvre réussie, matelot, on a le vent en poupe !
La tempête en milieu de parcours n’aura pas détérioré ses relations nouvelles. On pourrait même dire, dans certains cas, qu’elles se sont renforcées, élargies pour couvrir des champs nouveaux, plus intimes, plus profonds. Si c’est au gré des joies qu’on se forge les meilleurs souvenirs de ses amis, c’est au plus fort des peines que se développent la complicité, le partage et, somme toute, la confiance de l’amitié.
Aujourd’hui, notre manouche, c’est un frère. A qui on peut parler des choses les plus futiles comme les plus profondes. Avec qui il n’est pas une soirée sans éclat de rire, sans soupir lié au plaisir d’être vautré dans un fauteuil, sans plus se soucier de rien. Un frère d’armes aussi, car même s’il ne maîtrise pas encore bien la technique, il possède l’instinct et peut se fondre dans la meute et faire honneur aux Querelleurs. Pour notre plus grand plaisir.
Et s’il s’éloigne de notre jolie capitale, il ne s’éloigne pas de nos cœurs de grands bourrus.
Alors bon vent, vieux frère… On va pas refaire la chanson, mais c’est sûr, ça n’est qu’un au revoir. Sois toujours le bienvenu chez nous, Mathieu !
mardi 25 août 2009
lundi 10 août 2009
[Exercice] Regret
En guise de reprise des activités, un nouvel exercice... 5 mots dissimulés qui m'ont servi d'excuse à la fois pour m'essayer au style " exutoire ", mais aussi à reprendre la plume.
Enjoy, ou pas.
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Son futur lui fait face, qui s’effrite lentement, ne laissant place qu’à la désolation.
Si son visage est de marbre, façade dérisoire, il fulmine à l’intérieur, prêt à exploser. Cela ne peut être. Cela ne doit être. Et pourtant, c’est. Aussi réel que la pierre sous ses pieds. Aussi froid qu’elle. Aussi solide qu’elle.
Il en a fini de broyer du noir. Alors que son poing se resserre, sa décision est déjà prise. Trop. Il ne peut plus encaisser un seul coup, il ne veut plus supporter la moindre blessure.
Le sang doit-il couler ? Au final, cela changera-t-il quelque chose ? Rien. Absolument rien. Et pourtant déjà, un sourire se dessine sur son visage. Il n’a jamais été homme à agir pour l’intérêt, ou le profit. Si aujourd’hui la violence se déchaîne, ce ne sera pas pour gagner quoi que ce soit, puisqu’il a déjà tout perdu.
Oui. Exutoire. Vengeance. Se rendre coupable enfin d’une chose concrète, de laquelle on puisse l’accuser avec justice. En finir avec la mascarade. Si c’est le Mal qu’ils veulent le voir incarner, il peut se parer de ce costume comme d’un autre. Il n’est que l’humble serviteur de leurs souhaits, il supporte déjà leur haine, la voir s’accroître ne lui pose plus le moindre problème.
Une ombre passe sur son visage. Est-ce vraiment cela qu’il désire ? Quelques secondes étirent le temps à l’infini. Le temps de revoir une fois, cent fois, une dernière fois ce qui l’a mené là. S’il était honnête, il dirait qu’il n’en sait rien. Peut-être, sûrement pas. Mais en fait, si. Trop. Beaucoup trop. Il pourrait laisser les jours, les mois ou les années faire leur office, tasser ces événements qui l’ont brûlé à vif. Mais il ne le veut pas. Il ne veut plus guérir, il veut agir. Mettre un point final, et faire souffrir.
De tout cela, il ne pourra rester qu’une seule et unique chose. Non pas le point final, qu’il tente d’arracher sans panache, mais par principe. Une chose toute simple, qu’on qualifierait de banale tant elle fait partie du quotidien de tous. Et qu’il hait plus que tout néanmoins.
Le Regret.
Enjoy, ou pas.
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Son futur lui fait face, qui s’effrite lentement, ne laissant place qu’à la désolation.
Si son visage est de marbre, façade dérisoire, il fulmine à l’intérieur, prêt à exploser. Cela ne peut être. Cela ne doit être. Et pourtant, c’est. Aussi réel que la pierre sous ses pieds. Aussi froid qu’elle. Aussi solide qu’elle.
Il en a fini de broyer du noir. Alors que son poing se resserre, sa décision est déjà prise. Trop. Il ne peut plus encaisser un seul coup, il ne veut plus supporter la moindre blessure.
Le sang doit-il couler ? Au final, cela changera-t-il quelque chose ? Rien. Absolument rien. Et pourtant déjà, un sourire se dessine sur son visage. Il n’a jamais été homme à agir pour l’intérêt, ou le profit. Si aujourd’hui la violence se déchaîne, ce ne sera pas pour gagner quoi que ce soit, puisqu’il a déjà tout perdu.
Oui. Exutoire. Vengeance. Se rendre coupable enfin d’une chose concrète, de laquelle on puisse l’accuser avec justice. En finir avec la mascarade. Si c’est le Mal qu’ils veulent le voir incarner, il peut se parer de ce costume comme d’un autre. Il n’est que l’humble serviteur de leurs souhaits, il supporte déjà leur haine, la voir s’accroître ne lui pose plus le moindre problème.
Une ombre passe sur son visage. Est-ce vraiment cela qu’il désire ? Quelques secondes étirent le temps à l’infini. Le temps de revoir une fois, cent fois, une dernière fois ce qui l’a mené là. S’il était honnête, il dirait qu’il n’en sait rien. Peut-être, sûrement pas. Mais en fait, si. Trop. Beaucoup trop. Il pourrait laisser les jours, les mois ou les années faire leur office, tasser ces événements qui l’ont brûlé à vif. Mais il ne le veut pas. Il ne veut plus guérir, il veut agir. Mettre un point final, et faire souffrir.
De tout cela, il ne pourra rester qu’une seule et unique chose. Non pas le point final, qu’il tente d’arracher sans panache, mais par principe. Une chose toute simple, qu’on qualifierait de banale tant elle fait partie du quotidien de tous. Et qu’il hait plus que tout néanmoins.
Le Regret.
lundi 15 juin 2009
Vivre
« Un homme à la mer ! »
Mes pensées sont confuses. Perdues dans le vague d’une méditation profonde, dont j’ai oublié les origines et qui pourrait très bien ne jamais connaître de fin.
Qui suis-je ? Un homme. Perdu dans l’immensité d’une humanité aux reflets infinis, en constant mouvement, avec une impression récurrente d’immobilité. Difficile de savoir si l’on peut se sentir membre de la race humaine, ou s’il faut plutôt considérer chaque être comme une entité inclassable, une créature unique sans autre point commun que l’une ou l’autre règle génétique plutôt lointaine à ceux pour qui la science reste un mystère.
Où vais-je ? La direction semble obscure, sans parler de la destination. Qu’il devait être bon, il n’y a pas si longtemps, de voir son chemin tracé par d’autres et de se contenter de le suivre ! Ou plutôt, quelle chose affreuse cela ne pouvait qu’être, de se voir privé de son libre arbitre. Mais une fois celui-ci acquis, qu’en faire ? Le concept de vocation n’est malheureusement pas un don offert à tous, à moins que l’évidence de la chose ne se présente pas de manière égale à tout individu.
Pourquoi vivre ? Cette question-là, au moins, ne se pose pas. La vie est un cadeau dont on n’a conscience qu’une seule et unique fois, et s’il est semé d’embûches, de désillusions et de tristesses, il n’en est pas moins que c’est grâce à ce don que l’on a l’occasion de ressentir, d’exister, d’être présent. Le positif et le négatif s’équilibrent, l’un l’emporte sur l’autre de manière temporaire, la roue tourne et nous offre des regards différents au fil du temps. Mais il est hors de question d’y renoncer. C’est l’avantage de perdre un proche, comme un frère dans sa jeunesse : il avait beau parfois vous exaspérer, il avait beau avoir une façon particulière de voir les choses qui ne vous touchait pas toujours, il avait toujours été là, et c’est vers moi qu’il s’était tourné plusieurs fois. Et surtout, il s’est battu jusqu’au bout, de cette force, de cette envie de vivre plus que tout qu’on tentait de lui souffler, et dont il n’a pas manqué jusqu’à la fin.
Aujourd’hui, Xavier, vieux frère, je suis perdu dans l’immensité d’une mer sur laquelle je me suis appliqué à naviguer, sans jamais devoir m’y plonger. Les courants sont rapides, il fait froid et je ne suis pas spécialement au mieux de ma forme… Mais crois-moi, je sortirai la tête de l’eau et je me dirigerai vers le rivage. Ce n’est pas parce que je te le dois, ce n’est pas parce que je me sens obligé de vivre parce que tu n’as pas pu en profiter, non. J’ai envie de goûter à cet étrange breuvage qu’est la vie, de la boire jusqu’à la lie et d’en toucher ses plus infimes recoins.
Merci à toi, mon pote, d’être au milieu de mes pensées quand elles ne sont pas roses. Tu sais que je pense souvent à toi, et pas uniquement quand je ne vais pas bien, et tu sais comme j’aurais aimé que tu puisses voir tout ce qu’il m’a été donné de voir, parce que tu le méritais autant que moi. J’ai eu de la chance, toi pas… Mais je ne t’oublie pas.
A toi.
A la vie.
Et au reste.
Mes pensées sont confuses. Perdues dans le vague d’une méditation profonde, dont j’ai oublié les origines et qui pourrait très bien ne jamais connaître de fin.
Qui suis-je ? Un homme. Perdu dans l’immensité d’une humanité aux reflets infinis, en constant mouvement, avec une impression récurrente d’immobilité. Difficile de savoir si l’on peut se sentir membre de la race humaine, ou s’il faut plutôt considérer chaque être comme une entité inclassable, une créature unique sans autre point commun que l’une ou l’autre règle génétique plutôt lointaine à ceux pour qui la science reste un mystère.
Où vais-je ? La direction semble obscure, sans parler de la destination. Qu’il devait être bon, il n’y a pas si longtemps, de voir son chemin tracé par d’autres et de se contenter de le suivre ! Ou plutôt, quelle chose affreuse cela ne pouvait qu’être, de se voir privé de son libre arbitre. Mais une fois celui-ci acquis, qu’en faire ? Le concept de vocation n’est malheureusement pas un don offert à tous, à moins que l’évidence de la chose ne se présente pas de manière égale à tout individu.
Pourquoi vivre ? Cette question-là, au moins, ne se pose pas. La vie est un cadeau dont on n’a conscience qu’une seule et unique fois, et s’il est semé d’embûches, de désillusions et de tristesses, il n’en est pas moins que c’est grâce à ce don que l’on a l’occasion de ressentir, d’exister, d’être présent. Le positif et le négatif s’équilibrent, l’un l’emporte sur l’autre de manière temporaire, la roue tourne et nous offre des regards différents au fil du temps. Mais il est hors de question d’y renoncer. C’est l’avantage de perdre un proche, comme un frère dans sa jeunesse : il avait beau parfois vous exaspérer, il avait beau avoir une façon particulière de voir les choses qui ne vous touchait pas toujours, il avait toujours été là, et c’est vers moi qu’il s’était tourné plusieurs fois. Et surtout, il s’est battu jusqu’au bout, de cette force, de cette envie de vivre plus que tout qu’on tentait de lui souffler, et dont il n’a pas manqué jusqu’à la fin.
Aujourd’hui, Xavier, vieux frère, je suis perdu dans l’immensité d’une mer sur laquelle je me suis appliqué à naviguer, sans jamais devoir m’y plonger. Les courants sont rapides, il fait froid et je ne suis pas spécialement au mieux de ma forme… Mais crois-moi, je sortirai la tête de l’eau et je me dirigerai vers le rivage. Ce n’est pas parce que je te le dois, ce n’est pas parce que je me sens obligé de vivre parce que tu n’as pas pu en profiter, non. J’ai envie de goûter à cet étrange breuvage qu’est la vie, de la boire jusqu’à la lie et d’en toucher ses plus infimes recoins.
Merci à toi, mon pote, d’être au milieu de mes pensées quand elles ne sont pas roses. Tu sais que je pense souvent à toi, et pas uniquement quand je ne vais pas bien, et tu sais comme j’aurais aimé que tu puisses voir tout ce qu’il m’a été donné de voir, parce que tu le méritais autant que moi. J’ai eu de la chance, toi pas… Mais je ne t’oublie pas.
A toi.
A la vie.
Et au reste.
mardi 9 juin 2009
Envol
Après réflexion, petite tentative de coller un peu de musique sur les mots. J'espère que le concept plaira.
http://www.deezer.com/track/1153474
On raconte que certaines espèces d'oiseaux pondent leurs oeufs, parents inconséquents, dans le nid d'autres volatiles, se déchargeant ainsi de toute responsabilité familiale, et préservant ainsi une liberté qu'on peut imaginer précieuse, eu égard à l'infinité des cieux qu'il leur convient d'explorer.
Un oisillon, héros de fortune, avait dès lors éclos dans un univers qui ne lui appartenait pas, où à chaque instant il pouvait observer la dissonance qu'il créait de par sa simple présence. Oh, il n'était pas rejeté, non, ou du moins pas par tous ses frères de portée.
A vrai dire, il aurait pu même croire longtemps qu'il faisait partie de ce microcosme confortable et attirant, malgré ses différences.
Du moins, s'il n'y avait pas eu cette fatidique saison des amours. Il avait jeté son dévolu sur l'une des femelles de son espèce d'adoption, et quand bien même elle était déjà liée à un autre, qui correspondait plus à ce qu'il était légitime pour elle d'attendre au niveau des convenances, elle découvrit avec lui l'intensité de sentiments qu'elle aurait pu penser oubliés, enfouis profondément derrière le mur d'un passé douloureux.
Cependant, le drôle d'oiseau n'avait rien de plus à offrir que son propre amour. Différent, décidé à laisser chacun être ce à quoi il aspire, aimant l'ensemble de ce que peuvent être les gens qui l'entourent sans chercher à les influencer ou à les modeler à son image, avide de cette liberté propre à ceux qui l'avaient engendré, il n'était pas armé pour combattre l'ensemble d'un univers ficelé avec habileté autour de l'objet de son amour. Elle-même ne semblait pas prête à le faire, ou en tout cas pas assez forte pour accomplir l'exploit de briser ses chaînes.
Déchiré entre l'amour qu'il portait à cette femelle qui, il en était certain, aurait trouvé un épanouissement hors du commun au travers de leur histoire, un nouvel équilibre fondé sur l'ensemble des choses qu'ils auraient à partager, et le manque de volonté évident de sa part de réellement s'offrir le luxe d'une vie basée sur l'amour et la liberté, il ne put que se rendre à l'évidence.
Il n'était rien d'autre qu'un oiseau de mauvais augure, de ceux qui apportent le chaos et non le bonheur. Il n'arriverait jamais à rien, simplement parce que son rôle n'était pas de changer une personne malgré elle, qu'elle en chuchote le souhait ou non. Il s'était battu longtemps, trop longtemps, et ses résultats étaient dérisoires, et même plus destructeurs que positifs pour celle qu'il portait au cœur de son cœur. Inacceptable.
Dès lors... Il lui fallait prendre son envol. Déployer ses ailes et partir, laisser cet univers derrière lui en espérant que l'infinité des cieux lui serait favorable. Qu'il espère quoi que ce soit encore n'avait plus la moindre importance. Elle saurait le trouver si jamais la lubie lui venait de le chercher. Mais il ne pouvait plus se permettre l'espoir. Son âme en avait trop souffert, ces longs mois durant. Ses actes, en perpétuelle contradiction d'un jour à l'autre, ses mots, toujours dans un sens mais jamais dans celui de ses actes, l'avaient bien plus blessé qu'il n'aurait pu l'imaginer. Ses premiers battements d'ailes seraient timides, c'était certain, mais...
Si elle avait pu avoir raison sur une chose, et même si cette chose avait participé à sa défaite, c'était sur la force qui l'habitait. A cause de sa force il avait perdu son amour, grâce à sa force il trouverait les ressources pour se reconstruire.
"Quel gâchis" fut sa dernière pensée avant de quitter la branche qui l'avait soutenu si longtemps.
L'oiseau déploya ses ailes et prit son envol.
A coeur perdu, rien d'impossible.
http://www.deezer.com/track/1153474
On raconte que certaines espèces d'oiseaux pondent leurs oeufs, parents inconséquents, dans le nid d'autres volatiles, se déchargeant ainsi de toute responsabilité familiale, et préservant ainsi une liberté qu'on peut imaginer précieuse, eu égard à l'infinité des cieux qu'il leur convient d'explorer.
Un oisillon, héros de fortune, avait dès lors éclos dans un univers qui ne lui appartenait pas, où à chaque instant il pouvait observer la dissonance qu'il créait de par sa simple présence. Oh, il n'était pas rejeté, non, ou du moins pas par tous ses frères de portée.
A vrai dire, il aurait pu même croire longtemps qu'il faisait partie de ce microcosme confortable et attirant, malgré ses différences.
Du moins, s'il n'y avait pas eu cette fatidique saison des amours. Il avait jeté son dévolu sur l'une des femelles de son espèce d'adoption, et quand bien même elle était déjà liée à un autre, qui correspondait plus à ce qu'il était légitime pour elle d'attendre au niveau des convenances, elle découvrit avec lui l'intensité de sentiments qu'elle aurait pu penser oubliés, enfouis profondément derrière le mur d'un passé douloureux.
Cependant, le drôle d'oiseau n'avait rien de plus à offrir que son propre amour. Différent, décidé à laisser chacun être ce à quoi il aspire, aimant l'ensemble de ce que peuvent être les gens qui l'entourent sans chercher à les influencer ou à les modeler à son image, avide de cette liberté propre à ceux qui l'avaient engendré, il n'était pas armé pour combattre l'ensemble d'un univers ficelé avec habileté autour de l'objet de son amour. Elle-même ne semblait pas prête à le faire, ou en tout cas pas assez forte pour accomplir l'exploit de briser ses chaînes.
Déchiré entre l'amour qu'il portait à cette femelle qui, il en était certain, aurait trouvé un épanouissement hors du commun au travers de leur histoire, un nouvel équilibre fondé sur l'ensemble des choses qu'ils auraient à partager, et le manque de volonté évident de sa part de réellement s'offrir le luxe d'une vie basée sur l'amour et la liberté, il ne put que se rendre à l'évidence.
Il n'était rien d'autre qu'un oiseau de mauvais augure, de ceux qui apportent le chaos et non le bonheur. Il n'arriverait jamais à rien, simplement parce que son rôle n'était pas de changer une personne malgré elle, qu'elle en chuchote le souhait ou non. Il s'était battu longtemps, trop longtemps, et ses résultats étaient dérisoires, et même plus destructeurs que positifs pour celle qu'il portait au cœur de son cœur. Inacceptable.
Dès lors... Il lui fallait prendre son envol. Déployer ses ailes et partir, laisser cet univers derrière lui en espérant que l'infinité des cieux lui serait favorable. Qu'il espère quoi que ce soit encore n'avait plus la moindre importance. Elle saurait le trouver si jamais la lubie lui venait de le chercher. Mais il ne pouvait plus se permettre l'espoir. Son âme en avait trop souffert, ces longs mois durant. Ses actes, en perpétuelle contradiction d'un jour à l'autre, ses mots, toujours dans un sens mais jamais dans celui de ses actes, l'avaient bien plus blessé qu'il n'aurait pu l'imaginer. Ses premiers battements d'ailes seraient timides, c'était certain, mais...
Si elle avait pu avoir raison sur une chose, et même si cette chose avait participé à sa défaite, c'était sur la force qui l'habitait. A cause de sa force il avait perdu son amour, grâce à sa force il trouverait les ressources pour se reconstruire.
"Quel gâchis" fut sa dernière pensée avant de quitter la branche qui l'avait soutenu si longtemps.
L'oiseau déploya ses ailes et prit son envol.
A coeur perdu, rien d'impossible.
jeudi 2 avril 2009
Volontés
C’est quoi, l’amour ?
Derrière cette vaste question, à moins qu’elle ne soit ridicule, se cache une discussion, longue mais infiniment trop courte. Et finalement, on peut penser qu’elle résume parfaitement c’est qu’est, ce que devrait être ou ce que je considère comme étant l’amour. Et si chacun rêve de trouver la réponse, personne ne la connaît. Alors finalement, quel est l’intérêt de chercher l’amour, ou d’y croire, si on sait pertinemment qu’on ne trouvera jamais une seule version qui mette tout le monde d’accord ? Doit-on avoir foi en l’amour, accepter son existence comme un fait sans jamais pouvoir l’établir et dès lors le rechercher toute sa vie ? Doit-on espérer profondément pouvoir le trouver un jour en étant intimement persuadé que ca n’arrivera pas ?
De nos jours, l’amour se résume principalement en une construction duale entre deux êtres qui acceptent profondément de se mentir pour construire un avenir commun. Est-on en droit de juger cette conception ? bien sûr. Faut-il absolument s’en éloigner, chercher autre chose, un amour plus vrai, partant du principe qu’on ne saura de toutes façons pas ce qu’on cherche et encore moins ce qu’on risque de trouver ? Non.
La longue discussion a dégagé quelques hypothèses, sur lesquelles il est bon de s’appesantir. L’amour vrai serait une construction dans le temps basée sur un coup de foudre dans l’instant. Il faudrait donc posséder d’une part un instinct suffisant pour ressentir ce sentiment inconnu avant même qu’il commence à exister, et ensuite avoir la force de le bâtir en évitant de se voiler la face sur la réalité et en s’éloignant d’une construction mentale d’une relation qui serait faussée par la volonté que l’on possède de la voir arriver à sa sublimation.
Une autre question se pose. L’amour doit-il être reconnu comme un sentiment exclusif entre deux personnes, ou comme la somme des sentiments éprouvés vis-à-vis d’un nombre variable de personnes permettant, dans leur ensemble, de combler l’intégralité des besoins, des envies et des manques d’un individu ? Chercher l’amour exclusif revient à se créer une image, souvent illusoire, d’un être parfait qui correspondrait parfaitement à ce que l’on recherche dans tous les domaines. Accepter le caractère fini d’une personne et chercher dans un groupe de gens tous les ingrédients nécessaires au bonheur, à l’amour en somme, revient à renoncer à un idéal de perfection pour une communauté qui serait à même de combler un individu.
Si le temps vient de prendre parti, de se dévoiler et de cesser d’exposer un dialogue qui aura noyé la majorité des lecteurs qui n’y verront que peu d’intérêt, il faut alors exprimer mon point de vue. J’aime au pluriel, profondément et viscéralement, mais il est une personne et une seule avec laquelle je suis intimement convaincu de pouvoir construire mon existence. Si cette individualité n’incarne pas à mon sens la perfection absolue, elle est néanmoins celle qui, de ma connaissance de moi-même, de l’intuition de mon évolution future, de ma connaissance d’elle-même et de l’intuition de son évolution future, représente tout ce que je souhaite au niveau de l’épanouissement de ce que je considère comme étant l’amour. Et au-delà du calcul, au-delà du concept-même de ce que je souhaite en termes de construction d’avenir, il y a cette base, viscéralement instinctive et profonde, qui me fait voir en elle tout ce que je souhaite de la personne avec qui je devrais partager une seconde, une minute ou l’ensemble de ma vie. Je ne l’ai pas choisi, j’ai essayé de m’en défaire, et pour autant, chacun de mes gestes ou des siens m’a semblé en parfaite concordance avec cette définition inexistante au demeurant de ce qu’est l’amour.
Dans quelle mesure ma volonté de faire de cette personne celle d’entre toutes pour laquelle j’éprouverais de l’amour a-t-elle joué? C'est un poison de chaque instant, une idée détestable de se dire que peut-être, les sentiments qu’elle éprouve ont pour source la décision que j’ai prise de la faire mienne. Incroyablement mauvaise aussi pour son propre égo que de se dire qu’on peut provoquer l’illusion de l’amour dans le cœur d’une personne à force de ténacité.
Et puis, il y a la foi. Cette foi irrationnelle dans un quelque chose qui ferait en sorte que notre connaissance restera toujours imparfaite et pareille à un panier percé dont le contenu peut s’échapper à cause d’une minuscule faille. Cette foi qui fait se dire que finalement, celle qui vous fait face est forte, et indépendante, et que vous ne pouvez avoir la prétention d’avoir provoqué quoi que ce soit auquel elle n’était pas déjà prédisposée, avant même de vous avoir rencontré.
L’amour est, et reste un mystère. Un sentiment complet néanmoins, ambigu, plein de ses aspects positifs comme négatifs, qui vous fait vivre un paradis mêlé aux enfers dans leur beauté égale.
Aimer, n’est-ce pas tout simplement vivre ?
Derrière cette vaste question, à moins qu’elle ne soit ridicule, se cache une discussion, longue mais infiniment trop courte. Et finalement, on peut penser qu’elle résume parfaitement c’est qu’est, ce que devrait être ou ce que je considère comme étant l’amour. Et si chacun rêve de trouver la réponse, personne ne la connaît. Alors finalement, quel est l’intérêt de chercher l’amour, ou d’y croire, si on sait pertinemment qu’on ne trouvera jamais une seule version qui mette tout le monde d’accord ? Doit-on avoir foi en l’amour, accepter son existence comme un fait sans jamais pouvoir l’établir et dès lors le rechercher toute sa vie ? Doit-on espérer profondément pouvoir le trouver un jour en étant intimement persuadé que ca n’arrivera pas ?
De nos jours, l’amour se résume principalement en une construction duale entre deux êtres qui acceptent profondément de se mentir pour construire un avenir commun. Est-on en droit de juger cette conception ? bien sûr. Faut-il absolument s’en éloigner, chercher autre chose, un amour plus vrai, partant du principe qu’on ne saura de toutes façons pas ce qu’on cherche et encore moins ce qu’on risque de trouver ? Non.
La longue discussion a dégagé quelques hypothèses, sur lesquelles il est bon de s’appesantir. L’amour vrai serait une construction dans le temps basée sur un coup de foudre dans l’instant. Il faudrait donc posséder d’une part un instinct suffisant pour ressentir ce sentiment inconnu avant même qu’il commence à exister, et ensuite avoir la force de le bâtir en évitant de se voiler la face sur la réalité et en s’éloignant d’une construction mentale d’une relation qui serait faussée par la volonté que l’on possède de la voir arriver à sa sublimation.
Une autre question se pose. L’amour doit-il être reconnu comme un sentiment exclusif entre deux personnes, ou comme la somme des sentiments éprouvés vis-à-vis d’un nombre variable de personnes permettant, dans leur ensemble, de combler l’intégralité des besoins, des envies et des manques d’un individu ? Chercher l’amour exclusif revient à se créer une image, souvent illusoire, d’un être parfait qui correspondrait parfaitement à ce que l’on recherche dans tous les domaines. Accepter le caractère fini d’une personne et chercher dans un groupe de gens tous les ingrédients nécessaires au bonheur, à l’amour en somme, revient à renoncer à un idéal de perfection pour une communauté qui serait à même de combler un individu.
Si le temps vient de prendre parti, de se dévoiler et de cesser d’exposer un dialogue qui aura noyé la majorité des lecteurs qui n’y verront que peu d’intérêt, il faut alors exprimer mon point de vue. J’aime au pluriel, profondément et viscéralement, mais il est une personne et une seule avec laquelle je suis intimement convaincu de pouvoir construire mon existence. Si cette individualité n’incarne pas à mon sens la perfection absolue, elle est néanmoins celle qui, de ma connaissance de moi-même, de l’intuition de mon évolution future, de ma connaissance d’elle-même et de l’intuition de son évolution future, représente tout ce que je souhaite au niveau de l’épanouissement de ce que je considère comme étant l’amour. Et au-delà du calcul, au-delà du concept-même de ce que je souhaite en termes de construction d’avenir, il y a cette base, viscéralement instinctive et profonde, qui me fait voir en elle tout ce que je souhaite de la personne avec qui je devrais partager une seconde, une minute ou l’ensemble de ma vie. Je ne l’ai pas choisi, j’ai essayé de m’en défaire, et pour autant, chacun de mes gestes ou des siens m’a semblé en parfaite concordance avec cette définition inexistante au demeurant de ce qu’est l’amour.
Dans quelle mesure ma volonté de faire de cette personne celle d’entre toutes pour laquelle j’éprouverais de l’amour a-t-elle joué? C'est un poison de chaque instant, une idée détestable de se dire que peut-être, les sentiments qu’elle éprouve ont pour source la décision que j’ai prise de la faire mienne. Incroyablement mauvaise aussi pour son propre égo que de se dire qu’on peut provoquer l’illusion de l’amour dans le cœur d’une personne à force de ténacité.
Et puis, il y a la foi. Cette foi irrationnelle dans un quelque chose qui ferait en sorte que notre connaissance restera toujours imparfaite et pareille à un panier percé dont le contenu peut s’échapper à cause d’une minuscule faille. Cette foi qui fait se dire que finalement, celle qui vous fait face est forte, et indépendante, et que vous ne pouvez avoir la prétention d’avoir provoqué quoi que ce soit auquel elle n’était pas déjà prédisposée, avant même de vous avoir rencontré.
L’amour est, et reste un mystère. Un sentiment complet néanmoins, ambigu, plein de ses aspects positifs comme négatifs, qui vous fait vivre un paradis mêlé aux enfers dans leur beauté égale.
Aimer, n’est-ce pas tout simplement vivre ?
mercredi 11 février 2009
Echec
Les deux se font face. Immobiles, plongés dans des réflexions qui échappent au commun du mortel. Leurs regards sont fixés sur une seule et même chose, qui semble absorber l'ensemble de leur conscience pour les mener sur des chemins étranges. Pourtant, l'un des deux transgresse les règles établies. Il a quitté les schémas usuels pour se laisser emporter par une rêverie originale.
Que sont les échecs, au juste? Un damier, noir et blanc, de huit cases de côté. Des pièces divisées en deux camps, évoluant de la façon particulière à leur caste sur ce qui s'annonce être un champ de bataille. Un objectif? Mettre fin au règne du Roi ennemi, celui qui vous nargue, miroir qui ne laisse de doute sur votre identité qu'au prix de se perdre dans les couleurs. Un atout? La dame, à la puissance démesurée.
Voilà donc son secret. Il n'est plus question de remporter la victoire. Le joueur voit cette dame, lui qui est roi en son domaine, et sent poindre le désir. Quelle est sa nature? Il n'y a pas encore songé, il est bien trop tôt. Ce qui l'obsède, c'est cette couleur, cette affreuse couleur qui les différencie et semble trancher leur monde en deux continents que rien ne saurait joindre. Bien sûr, il pourrait vaincre par le sang. Après tout, les échecs vous invitent à la victoire par la stratégie, le calcul consciencieux de sacrifices consentis au prix de gains supérieurs.
Mais il ne veut rien de tout cela. Il observe l'univers de la Dame et désire juste l'approcher, l'observer valser de toute cette grâce qui la rend si humaine, se placer là où le jeu l'interdit, au plus proche de la menace, à quelques pas de la défaite. Il ne veut pas de ce jeu traditionnel qui indique qu'il faut intriguer pour vaincre. Il ne veut pas de ces manœuvres qui impliquent l’abandon de la spontanéité au profit d'une cause supérieure.
S'il faut perdre en quelques coups pour la beauté du geste, il est prêt à le faire. Mais une autre option pourrait se faire jour. Que penser de la conversion? Il est roi en son domaine, mais rien ne l'empêche de prendre son bâton de pélerin pour tout quitter. Il possède, il est fort de sa grandeur passée, et pourtant il pense au renoncement, à l'abandon de ses titres.
Reste une dernière question à aborder. De quelle pièce prendra-t-il la place, s'il franchit le pas? Ne sera-t-il qu'un pion, perdu dans la multitude, sacrifié sur l'autel de la nécessité? Deviendra-t-il ce cavalier, perdu dans un mouvement chaotique et insaisissable? A moins qu'il ne se fasse tour, pilier inébranlable face aux tumultes du monde… ou qu'il ne choisisse la folie, armé du sceptre et de la mitre, pour dispenser des paroles incomprises par le commun et poursuivre ses objectifs par des voies détournées, au plus près du pouvoir.
Bien sûr, il rêve d'à nouveau être roi. N'est-ce pas là le plus légitime des souhaits? Son tempérament est de feu, mais ses pieds sont figés dans la terre. Son âme plane au gré des vents, et son esprit glisse comme l'eau sur les galets. Tant de contradictions ne sont pas de nature à vous rendre la vie aisée, tout juste arrive-t-il à garder un cap au fil des jours.
Mais quand bien même ses souhaits se feraient d'acier, ils n'en seraient que plus vains. Au royaume des échecs, la dame décide, seule, du rôle que vous interpréterez.
Que sont les échecs, au juste? Un damier, noir et blanc, de huit cases de côté. Des pièces divisées en deux camps, évoluant de la façon particulière à leur caste sur ce qui s'annonce être un champ de bataille. Un objectif? Mettre fin au règne du Roi ennemi, celui qui vous nargue, miroir qui ne laisse de doute sur votre identité qu'au prix de se perdre dans les couleurs. Un atout? La dame, à la puissance démesurée.
Voilà donc son secret. Il n'est plus question de remporter la victoire. Le joueur voit cette dame, lui qui est roi en son domaine, et sent poindre le désir. Quelle est sa nature? Il n'y a pas encore songé, il est bien trop tôt. Ce qui l'obsède, c'est cette couleur, cette affreuse couleur qui les différencie et semble trancher leur monde en deux continents que rien ne saurait joindre. Bien sûr, il pourrait vaincre par le sang. Après tout, les échecs vous invitent à la victoire par la stratégie, le calcul consciencieux de sacrifices consentis au prix de gains supérieurs.
Mais il ne veut rien de tout cela. Il observe l'univers de la Dame et désire juste l'approcher, l'observer valser de toute cette grâce qui la rend si humaine, se placer là où le jeu l'interdit, au plus proche de la menace, à quelques pas de la défaite. Il ne veut pas de ce jeu traditionnel qui indique qu'il faut intriguer pour vaincre. Il ne veut pas de ces manœuvres qui impliquent l’abandon de la spontanéité au profit d'une cause supérieure.
S'il faut perdre en quelques coups pour la beauté du geste, il est prêt à le faire. Mais une autre option pourrait se faire jour. Que penser de la conversion? Il est roi en son domaine, mais rien ne l'empêche de prendre son bâton de pélerin pour tout quitter. Il possède, il est fort de sa grandeur passée, et pourtant il pense au renoncement, à l'abandon de ses titres.
Reste une dernière question à aborder. De quelle pièce prendra-t-il la place, s'il franchit le pas? Ne sera-t-il qu'un pion, perdu dans la multitude, sacrifié sur l'autel de la nécessité? Deviendra-t-il ce cavalier, perdu dans un mouvement chaotique et insaisissable? A moins qu'il ne se fasse tour, pilier inébranlable face aux tumultes du monde… ou qu'il ne choisisse la folie, armé du sceptre et de la mitre, pour dispenser des paroles incomprises par le commun et poursuivre ses objectifs par des voies détournées, au plus près du pouvoir.
Bien sûr, il rêve d'à nouveau être roi. N'est-ce pas là le plus légitime des souhaits? Son tempérament est de feu, mais ses pieds sont figés dans la terre. Son âme plane au gré des vents, et son esprit glisse comme l'eau sur les galets. Tant de contradictions ne sont pas de nature à vous rendre la vie aisée, tout juste arrive-t-il à garder un cap au fil des jours.
Mais quand bien même ses souhaits se feraient d'acier, ils n'en seraient que plus vains. Au royaume des échecs, la dame décide, seule, du rôle que vous interpréterez.
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