<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687</id><updated>2011-07-08T08:06:50.748+02:00</updated><title type='text'>Histoires...</title><subtitle type='html'>Un espace personnel, dédié aux autres.&lt;br&gt;
Un espace où l'on ne livre qu'à mots choisis.&lt;br&gt;
Un espace de rêve, de lecture et de réflexion.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>40</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-2370430575089109123</id><published>2009-08-25T19:21:00.001+02:00</published><updated>2009-08-25T19:21:54.853+02:00</updated><title type='text'>Mathieu</title><content type='html'>Envie de publier un petit texte écrit suite au départ en France d'un Ami...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pantalon ample et bariolé, un t-shirt à l’humour douteux, et un béret.&lt;br /&gt;Si vous le croisez dans la rue, notre grand manouche, c’est cela que vous verrez en premier. Et de loin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Si vous faites l’effort de vous approcher, vous sentirez probablement l’odeur caractéristique d’une clope roulée, ou plus si affinités. A condition, bien entendu, qu’il ait réussi à se procurer du feu… Mais ça n’a jamais été un problème pour lui. Ses poches sont remplies de briquets appartenant aux gens qu’il fréquente, prenez garde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore quelques pas de plus, et vous pourrez discerner son visage. Le poil en pagaille, le bonhomme ne concède probablement pas à son rasoir une visite journalière. L’œil rieur, toujours ou presque. On dirait qu’il s’amuse de tout, et pour le moment, de vous. A moins, bien sûr, que ce ne soit le plaisir de vous voir qui anime ainsi son regard. Ca collerait parfaitement avec le sourire franc qu’il affiche, le plus souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En admettant que vous fassiez l’effort de lui adresser la parole, tout inconnu que vous soyez, il y a peu de chances de vous faire remballer. Le manouche a le contact facile, faites-vous plaisir ! Vous entendrez peut-être qu’il n’est pas d’ici… Un léger accent, des expressions qu’on n’utilise pas au plat pays. Mais vous pouvez me croire, entre torchons et serviettes, nous, on s’en est plutôt bien sortis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de dire, en fait, si c’est plutôt lui qui s’est intégré à notre petit univers, ou notre petit univers qui a cherché à l’amalgamer. Est-ce vraiment important ? De protestations sonores en petites soirées d’anniversaires, d’échanges de service en moments partagés, le manouche a creusé son trou pour faire partie du décor. Il teste à grandeur nature ce qu’il avait déjà fait autour d’une table, et accroche. Il développe des affinités avec plus de monde, pour qu’on ne songe plus vraiment à organiser quelque chose sans lui. Manœuvre réussie, matelot, on a le vent en poupe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tempête en milieu de parcours n’aura pas détérioré ses relations nouvelles. On pourrait même dire, dans certains cas, qu’elles se sont renforcées, élargies pour couvrir des champs nouveaux, plus intimes, plus profonds. Si c’est au gré des joies qu’on se forge les meilleurs souvenirs de ses amis, c’est au plus fort des peines que se développent la complicité, le partage et, somme toute, la confiance de l’amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, notre manouche, c’est un frère. A qui on peut parler des choses les plus futiles comme les plus profondes. Avec qui il n’est pas une soirée sans éclat de rire, sans soupir lié au plaisir d’être vautré dans un fauteuil, sans plus se soucier de rien. Un frère d’armes aussi, car même s’il ne maîtrise pas encore bien la technique, il possède l’instinct et peut se fondre dans la meute et faire honneur aux Querelleurs. Pour notre plus grand plaisir. &lt;br /&gt;Et s’il s’éloigne de notre jolie capitale, il ne s’éloigne pas de nos cœurs de grands bourrus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors bon vent, vieux frère… On va pas refaire la chanson, mais c’est sûr, ça n’est qu’un au revoir. Sois toujours le bienvenu chez nous, Mathieu !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-2370430575089109123?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/2370430575089109123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=2370430575089109123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2370430575089109123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2370430575089109123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/08/mathieu.html' title='Mathieu'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-8472737305435248827</id><published>2009-08-10T21:07:00.002+02:00</published><updated>2009-08-10T21:11:08.916+02:00</updated><title type='text'>[Exercice] Regret</title><content type='html'>En guise de reprise des activités, un nouvel exercice... 5 mots dissimulés qui m'ont servi d'excuse à la fois pour m'essayer au style " exutoire ", mais aussi à reprendre la plume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enjoy, ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son futur lui fait face, qui s’effrite lentement, ne laissant place qu’à la désolation.&lt;br /&gt;Si son visage est de marbre, façade dérisoire, il fulmine à l’intérieur, prêt à exploser. Cela ne peut être. Cela ne doit être. Et pourtant, c’est. Aussi réel que la pierre sous ses pieds. Aussi froid qu’elle. Aussi solide qu’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en a fini de broyer du noir. Alors que son poing se resserre, sa décision est déjà prise. Trop. Il ne peut plus encaisser un seul coup, il ne veut plus supporter la moindre blessure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sang doit-il couler ? Au final, cela changera-t-il quelque chose ? Rien. Absolument rien. Et pourtant déjà, un sourire se dessine sur son visage. Il n’a jamais été homme à agir pour l’intérêt, ou le profit. Si aujourd’hui la violence se déchaîne, ce ne sera pas pour gagner quoi que ce soit, puisqu’il a déjà tout perdu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. Exutoire. Vengeance. Se rendre coupable enfin d’une chose concrète, de laquelle on puisse l’accuser avec justice. En finir avec la mascarade. Si c’est le Mal qu’ils veulent le voir incarner, il peut se parer de ce costume comme d’un autre. Il n’est que l’humble serviteur de leurs souhaits, il supporte déjà leur haine, la voir s’accroître ne lui pose plus le moindre problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ombre passe sur son visage. Est-ce vraiment cela qu’il désire ? Quelques secondes étirent le temps à l’infini. Le temps de revoir une fois, cent fois, une dernière fois ce qui l’a mené là. S’il était honnête, il dirait qu’il n’en sait rien. Peut-être, sûrement pas. Mais en fait, si. Trop. Beaucoup trop. Il pourrait laisser les jours, les mois ou les années faire leur office, tasser ces événements qui l’ont brûlé à vif. Mais il ne le veut pas. Il ne veut plus guérir, il veut agir. Mettre un point final, et faire souffrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tout cela, il ne pourra rester qu’une seule et unique chose. Non pas le point final, qu’il tente d’arracher sans panache, mais par principe. Une chose toute simple, qu’on qualifierait de banale tant elle fait partie du quotidien de tous. Et qu’il hait plus que tout néanmoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Regret.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-8472737305435248827?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/8472737305435248827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=8472737305435248827' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8472737305435248827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8472737305435248827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/08/exercice-regret.html' title='[Exercice] Regret'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-4341822225312133082</id><published>2009-06-15T00:02:00.000+02:00</published><updated>2009-06-15T00:03:28.033+02:00</updated><title type='text'>Vivre</title><content type='html'>«  Un homme à la mer ! »&lt;br /&gt;Mes pensées sont confuses. Perdues dans le vague d’une méditation profonde, dont j’ai oublié les origines et qui pourrait très bien ne jamais connaître de fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui suis-je ? Un homme. Perdu dans l’immensité d’une humanité aux reflets infinis, en constant mouvement, avec une impression récurrente d’immobilité. Difficile de savoir si l’on peut se sentir membre de la race humaine, ou s’il faut plutôt considérer chaque être comme une entité inclassable, une créature unique sans autre point commun que l’une ou l’autre règle génétique plutôt lointaine à ceux pour qui la science reste un mystère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où vais-je ? La direction semble obscure, sans parler de la destination. Qu’il devait être bon, il n’y a pas si longtemps, de voir son chemin tracé par d’autres et de se contenter de le suivre ! Ou plutôt, quelle chose affreuse cela ne pouvait qu’être, de se voir privé de son libre arbitre. Mais une fois celui-ci acquis, qu’en faire ? Le concept de vocation n’est malheureusement pas un don offert à tous, à moins que l’évidence de la chose ne se présente pas de manière égale à tout individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi vivre ? Cette question-là, au moins, ne se pose pas. La vie est un cadeau dont on n’a conscience qu’une seule et unique fois, et s’il est semé d’embûches, de désillusions et de tristesses, il n’en est pas moins que c’est grâce à ce don que l’on a l’occasion de ressentir, d’exister, d’être présent. Le positif et le négatif s’équilibrent, l’un l’emporte sur l’autre de manière temporaire, la roue tourne et nous offre des regards différents au fil du temps. Mais il est hors de question d’y renoncer. C’est l’avantage de perdre un proche, comme un frère dans sa jeunesse : il avait beau parfois vous exaspérer, il avait beau avoir une façon particulière de voir les choses qui ne vous touchait pas toujours, il avait toujours été là, et c’est vers moi qu’il s’était tourné plusieurs fois. Et surtout, il s’est battu jusqu’au bout, de cette force, de cette envie de vivre plus que tout qu’on tentait de lui souffler, et dont il n’a pas manqué jusqu’à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Xavier, vieux frère, je suis perdu dans l’immensité d’une mer sur laquelle je me suis appliqué à naviguer, sans jamais devoir m’y plonger. Les courants sont rapides, il fait froid et je ne suis pas spécialement au mieux de ma forme… Mais crois-moi, je sortirai la tête de l’eau et je me dirigerai vers le rivage. Ce n’est pas parce que je te le dois, ce n’est pas parce que je me sens obligé de vivre parce que tu n’as pas pu en profiter, non. J’ai envie de goûter à cet étrange breuvage qu’est la vie, de la boire jusqu’à la lie et d’en toucher ses plus infimes recoins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à toi, mon pote, d’être au milieu de mes pensées quand elles ne sont pas roses. Tu sais que je pense souvent à toi, et pas uniquement quand je ne vais pas bien, et tu sais comme j’aurais aimé que tu puisses voir tout ce qu’il m’a été donné de voir, parce que tu le méritais autant que moi. J’ai eu de la chance, toi pas… Mais je ne t’oublie pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A toi.&lt;br /&gt;A la vie.&lt;br /&gt;Et au reste.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-4341822225312133082?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/4341822225312133082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=4341822225312133082' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4341822225312133082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4341822225312133082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/06/vivre.html' title='Vivre'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-8262713257429431706</id><published>2009-06-09T16:38:00.004+02:00</published><updated>2009-06-09T17:42:27.503+02:00</updated><title type='text'>Envol</title><content type='html'>Après réflexion, petite tentative de coller un peu de musique sur les mots. J'espère que le concept plaira.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/track/1153474"&gt;&lt;br /&gt;http://www.deezer.com/track/1153474&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On raconte que certaines espèces d'oiseaux pondent leurs oeufs, parents inconséquents, dans le nid d'autres volatiles, se déchargeant ainsi de toute responsabilité familiale, et préservant ainsi une liberté qu'on peut imaginer précieuse, eu égard à l'infinité des cieux qu'il leur convient d'explorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un oisillon, héros de fortune, avait dès lors éclos dans un univers qui ne lui appartenait pas, où à chaque instant il pouvait observer la dissonance qu'il créait de par sa simple présence. Oh, il n'était pas rejeté, non, ou du moins pas par tous ses frères de portée.&lt;br /&gt;A vrai dire, il aurait pu même croire longtemps qu'il faisait partie de ce microcosme confortable et attirant, malgré ses différences.&lt;br /&gt;Du moins, s'il n'y avait pas eu cette fatidique saison des amours. Il avait jeté son dévolu sur l'une des femelles de son espèce d'adoption, et quand bien même elle était déjà liée à un autre, qui correspondait plus à ce qu'il était légitime pour elle d'attendre au niveau des convenances, elle découvrit avec lui l'intensité de sentiments qu'elle aurait pu penser oubliés, enfouis profondément derrière le mur d'un passé douloureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, le drôle d'oiseau n'avait rien de plus à offrir que son propre amour. Différent, décidé à laisser chacun être ce à quoi il aspire, aimant l'ensemble de ce que peuvent être les gens qui l'entourent sans chercher à les influencer ou à les modeler à son image, avide de cette liberté propre à ceux qui l'avaient engendré, il n'était pas armé pour combattre l'ensemble d'un univers ficelé avec habileté autour de l'objet de son amour. Elle-même ne semblait pas prête à le faire, ou en tout cas pas assez forte pour accomplir l'exploit de briser ses chaînes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déchiré entre l'amour qu'il portait à cette femelle qui, il en était certain, aurait trouvé un épanouissement hors du commun au travers de leur histoire, un nouvel équilibre fondé sur l'ensemble des choses qu'ils auraient à partager, et le manque de volonté évident de sa part de réellement s'offrir le luxe d'une vie basée sur l'amour et la liberté, il ne put que se rendre à l'évidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'était rien d'autre qu'un oiseau de mauvais augure, de ceux qui apportent le chaos et non le bonheur. Il n'arriverait jamais à rien, simplement parce que son rôle n'était pas de changer une personne malgré elle, qu'elle en chuchote le souhait ou non. Il s'était battu longtemps, trop longtemps, et ses résultats étaient dérisoires, et même plus destructeurs que positifs pour celle qu'il portait au cœur de son cœur. Inacceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors... Il lui fallait prendre son envol. Déployer ses ailes et partir, laisser cet univers derrière lui en espérant que l'infinité des cieux lui serait favorable. Qu'il espère quoi que ce soit encore n'avait plus la moindre importance. Elle saurait le trouver si jamais la lubie lui venait de le chercher. Mais il ne pouvait plus se permettre l'espoir. Son âme en avait trop souffert, ces longs mois durant. Ses actes, en perpétuelle contradiction d'un jour à l'autre, ses mots, toujours dans un sens mais jamais dans celui de ses actes, l'avaient bien plus blessé qu'il n'aurait pu l'imaginer. Ses premiers battements d'ailes seraient timides, c'était certain, mais...&lt;br /&gt;Si elle avait pu avoir raison sur une chose, et même si cette chose avait participé à sa défaite, c'était sur la force qui l'habitait. A cause de sa force il avait perdu son amour, grâce à sa force il trouverait les ressources pour se reconstruire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quel gâchis" fut sa dernière pensée avant de quitter la branche qui l'avait soutenu si longtemps.&lt;br /&gt;L'oiseau déploya ses ailes et prit son envol.&lt;br /&gt;A coeur perdu, rien d'impossible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-8262713257429431706?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/8262713257429431706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=8262713257429431706' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8262713257429431706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8262713257429431706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/06/envol.html' title='Envol'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-1351953076042467153</id><published>2009-04-02T20:42:00.002+02:00</published><updated>2009-04-02T23:56:12.222+02:00</updated><title type='text'>Volontés</title><content type='html'>C’est quoi, l’amour ?&lt;br /&gt;Derrière cette vaste question, à moins qu’elle ne soit ridicule, se cache une discussion, longue mais infiniment trop courte. Et finalement, on peut penser qu’elle résume parfaitement c’est qu’est, ce que devrait être ou ce que je considère comme étant l’amour. Et si chacun rêve de trouver la réponse, personne ne la connaît. Alors finalement, quel est l’intérêt de chercher l’amour, ou d’y croire, si on sait pertinemment qu’on ne trouvera jamais une seule version qui mette tout le monde d’accord ? Doit-on avoir foi en l’amour, accepter son existence comme un fait sans jamais pouvoir l’établir et dès lors le rechercher toute sa vie ? Doit-on espérer profondément pouvoir le trouver un jour en étant intimement persuadé que ca n’arrivera pas ?&lt;br /&gt;De nos jours, l’amour se résume principalement en une construction duale entre deux êtres qui acceptent profondément de se mentir pour construire un avenir commun. Est-on en droit de juger cette conception ? bien sûr. Faut-il absolument s’en éloigner, chercher autre chose, un amour plus vrai, partant du principe qu’on ne saura de toutes façons pas ce qu’on cherche et encore moins ce qu’on risque de trouver ? Non.&lt;br /&gt;La longue discussion a dégagé quelques hypothèses, sur lesquelles il est bon de s’appesantir. L’amour vrai serait une construction dans le temps basée sur un coup de foudre dans l’instant. Il faudrait donc posséder d’une part un instinct suffisant pour ressentir ce sentiment inconnu avant même qu’il commence à exister, et ensuite avoir la force de le bâtir en évitant de se voiler la face sur la réalité et en s’éloignant d’une construction mentale d’une relation qui serait faussée par la volonté que l’on possède de la voir arriver à sa sublimation. &lt;br /&gt;Une autre question se pose. L’amour doit-il être reconnu comme un sentiment exclusif entre deux personnes, ou comme la somme des sentiments éprouvés vis-à-vis d’un nombre variable de personnes permettant, dans leur ensemble, de combler l’intégralité des besoins, des envies et des manques d’un individu ? Chercher l’amour exclusif revient à se créer une image, souvent illusoire, d’un être parfait qui correspondrait parfaitement à ce que l’on recherche dans tous les domaines. Accepter le caractère fini d’une personne et chercher dans un groupe de gens tous les ingrédients nécessaires au bonheur, à l’amour en somme, revient à renoncer à un idéal de perfection pour une communauté qui serait à même de combler un individu. &lt;br /&gt;Si le temps vient de prendre parti, de se dévoiler et de cesser d’exposer un dialogue qui aura noyé la majorité des lecteurs qui n’y verront que peu d’intérêt, il faut alors exprimer mon point de vue. J’aime au pluriel, profondément et viscéralement, mais il est une personne et une seule avec laquelle je suis intimement convaincu de pouvoir construire mon existence. Si cette individualité n’incarne pas à mon sens la perfection absolue, elle est néanmoins celle qui, de ma connaissance de moi-même, de l’intuition de mon évolution future, de ma connaissance d’elle-même et de l’intuition de son évolution future, représente tout ce que je souhaite au niveau de l’épanouissement de ce que je considère comme étant l’amour. Et au-delà du calcul, au-delà du concept-même de ce que je souhaite en termes de construction d’avenir, il y a cette base, viscéralement instinctive et profonde, qui me fait voir en elle tout ce que je souhaite de la personne avec qui je devrais partager une seconde, une minute ou l’ensemble de ma vie. Je ne l’ai pas choisi, j’ai essayé de m’en défaire, et pour autant, chacun de mes gestes ou des siens m’a semblé en parfaite concordance avec cette définition inexistante au demeurant de ce qu’est l’amour.&lt;br /&gt;Dans quelle mesure ma volonté de faire de cette personne celle d’entre toutes pour laquelle j’éprouverais de l’amour a-t-elle joué? C'est un poison de chaque instant, une idée détestable de se dire que peut-être, les sentiments qu’elle éprouve ont pour source la décision que j’ai prise de la faire mienne. Incroyablement mauvaise aussi pour son propre égo que de se dire qu’on peut provoquer l’illusion de l’amour dans le cœur d’une personne à force de ténacité. &lt;br /&gt;Et puis, il y a la foi. Cette foi irrationnelle dans un quelque chose qui ferait en sorte que notre connaissance restera toujours imparfaite et pareille à un panier percé dont le contenu peut s’échapper à cause d’une minuscule faille. Cette foi qui fait se dire que finalement, celle qui vous fait face est forte, et indépendante, et que vous ne pouvez avoir la prétention d’avoir provoqué quoi que ce soit auquel elle n’était pas déjà prédisposée, avant même de vous avoir rencontré.&lt;br /&gt;L’amour est, et reste un mystère. Un sentiment complet néanmoins, ambigu, plein de ses aspects positifs comme négatifs, qui vous fait vivre un paradis mêlé aux enfers dans leur beauté égale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimer, n’est-ce pas tout simplement vivre ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-1351953076042467153?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/1351953076042467153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=1351953076042467153' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1351953076042467153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1351953076042467153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/04/volontes.html' title='Volontés'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-7259695182979182846</id><published>2009-02-11T00:45:00.001+01:00</published><updated>2009-02-11T00:47:29.087+01:00</updated><title type='text'>Echec</title><content type='html'>Les deux se font face. Immobiles, plongés dans des réflexions qui échappent au commun du mortel. Leurs regards sont fixés sur une seule et même chose, qui semble absorber l'ensemble de leur conscience pour les mener sur des chemins étranges. Pourtant, l'un des deux transgresse les règles établies. Il a quitté les schémas usuels pour se laisser emporter par une rêverie originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que sont les échecs, au juste? Un damier, noir et blanc, de huit cases de côté. Des pièces divisées en deux camps, évoluant de la façon particulière à leur caste sur ce qui s'annonce être un champ de bataille. Un objectif? Mettre fin au règne du Roi ennemi, celui qui vous nargue, miroir qui ne laisse de doute sur votre identité qu'au prix de se perdre dans les couleurs. Un atout? La dame, à la puissance démesurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc son secret. Il n'est plus question de remporter la victoire. Le joueur voit cette dame, lui qui est roi en son domaine, et sent poindre le désir. Quelle est sa nature? Il n'y a pas encore songé, il est bien trop tôt. Ce qui l'obsède, c'est cette couleur, cette affreuse couleur qui les différencie et semble trancher leur monde en deux continents que rien ne saurait joindre. Bien sûr, il pourrait vaincre par le sang. Après tout, les échecs vous invitent à la victoire par la stratégie, le calcul consciencieux de sacrifices consentis au prix de gains supérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne veut rien de tout cela. Il observe l'univers de la Dame et désire juste l'approcher, l'observer valser de toute cette grâce qui la rend si humaine, se placer là où le jeu l'interdit, au plus proche de la menace, à quelques pas de la défaite. Il ne veut pas de ce jeu traditionnel qui indique qu'il faut intriguer pour vaincre. Il ne veut pas de ces manœuvres qui impliquent l’abandon de la spontanéité au profit d'une cause supérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il faut perdre en quelques coups pour la beauté du geste, il est prêt à le faire. Mais une autre option pourrait se faire jour. Que penser de la conversion? Il est roi en son domaine, mais rien ne l'empêche de prendre son bâton de pélerin pour tout quitter. Il possède, il est fort de sa grandeur passée, et pourtant il pense au renoncement, à l'abandon de ses titres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste une dernière question à aborder. De quelle pièce prendra-t-il la place, s'il franchit le pas? Ne sera-t-il qu'un pion, perdu dans la multitude, sacrifié sur l'autel de la nécessité? Deviendra-t-il ce cavalier, perdu dans un mouvement chaotique et insaisissable? A moins qu'il ne se fasse tour, pilier inébranlable face aux tumultes du monde… ou qu'il ne choisisse la folie, armé du sceptre et de la mitre, pour dispenser des paroles incomprises par le commun et poursuivre ses objectifs par des voies détournées, au plus près du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il rêve d'à nouveau être roi. N'est-ce pas là le plus légitime des souhaits? Son tempérament est de feu, mais ses pieds sont figés dans la terre. Son âme plane au gré des vents, et son esprit glisse comme l'eau sur les galets. Tant de contradictions ne sont pas de nature à vous rendre la vie aisée, tout juste arrive-t-il à garder un cap au fil des jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand bien même ses souhaits se feraient d'acier, ils n'en seraient que plus vains. Au royaume des échecs, la dame décide, seule, du rôle que vous interpréterez.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-7259695182979182846?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/7259695182979182846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=7259695182979182846' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7259695182979182846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7259695182979182846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/02/echec.html' title='Echec'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-2249587061991075848</id><published>2009-02-05T17:42:00.000+01:00</published><updated>2009-02-05T17:44:19.073+01:00</updated><title type='text'>Papillon</title><content type='html'>Un petit essai d'alexandrins bourré d'entorses. Mais vu le temps consacré, je ne suis pas mécontent du résultat. J'ai retrouvé le plaisir de jouer avec la forme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis cette vive lumière brûlante,&lt;br /&gt;Ces pensées d'un ailleurs qui vous hantent.&lt;br /&gt;Je suis la force assassine du doute,&lt;br /&gt;Ces désirs pleins de rêve qui vous coûtent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant si grande est ma tristesse,&lt;br /&gt;Face au gouffre de ma propre faiblesse.&lt;br /&gt;Toujours à moi je pourrai  vous attirer,&lt;br /&gt;Jamais je ne pourrai goûter l'éternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant sachez, vous si charmant papillon&lt;br /&gt;Que j'offrirais entière, mon âme au démon&lt;br /&gt;Que je cèderais entier, avec passion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la douceur éphémère d'un seul instant&lt;br /&gt;Au plaisir intense d'un unique moment&lt;br /&gt;Avec vous, enfin perdue au gré des vents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-2249587061991075848?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/2249587061991075848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=2249587061991075848' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2249587061991075848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2249587061991075848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/02/papillon.html' title='Papillon'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-6903072299064209878</id><published>2009-02-04T00:34:00.001+01:00</published><updated>2009-02-04T00:34:37.024+01:00</updated><title type='text'>Gémeaux</title><content type='html'>Des hauts et des bas. La vie est ainsi faite, à trop se laisser porter par ses ressentis, on ne peut que se manger des murs, et de plein fouet, s'il vous plaît. Le problème, c'est qu'au bout de quelques murs, les dents commencent à protester. Ca fait mal, et en plus, ca sert à rien. Alors, on commence à sombrer dans la lassitude, on se demande bien pourquoi on est condamné à refaire systématiquement les mêmes erreurs, simplement sous prétexte qu'on vit à l'instinct, et que l'instinct, ça a la fâcheuse tendance à toujours tirer dans la même direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, parfois, vous trouvez un vieil ami, plutôt un frère à ce niveau-là, et vous vous dites : chouette, je vais pouvoir me plaindre. Ce qu'il y a de bien avec les vieux amis, du moins ceux qui vous connaissent par cœur, c'est qu'ils savent qu'il faut laisser venir. Raisonner c'est bien, mais pouvoir grogner, c'est mieux. Il y a un temps pour tout, et ce temps là, il est pour vous.&lt;br /&gt;Alors on se plaint, on vide son sac, on maudit ciel et terre, et l'ami tient bon. Il vous renvoie à vous-mêmes, provoque les chemins de traverse, esquisse les vraies raisons qui vous motivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'attendre que le sac soit vide pour qu'on commence à ouvrir les yeux. Et là, on peut réfléchir. Penser au fait que finalement, ces murs qu'on se prend, c'est simplement une vue de l'esprit, un chemin qu'on se ferme parce qu'on ne voit pas à quel point il est ouvert. Pourquoi le désir, la recherche d'une chose qui vous échappe serait-elle uniquement négative? Pourquoi ne pas en faire un principe en soi, une fois accepté le fait qu'il n'y aura probablement rien au bout du voyage? Facile à penser quand on a l'esprit apaisé. Beaucoup plus complexe quand la densité de l'obscurité est trop forte. Encore une fois, c'est l'ami qui balaie, ou plutôt qui vous fait balayer, en allant au bout des raisonnements, en vous poussant à remettre en question les principes-mêmes de vos actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j'ai envie. Non, je ne désire pas cette fin plutôt que celle-là. Et si un secret espoir existe, hé bien, qu'il se vive ou non, je ne l'attendrai pas pour continuer à vivre mais j'attendrai de voir si la tentation se fait force ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à apprendre le pire, ou le meilleur. Tirer sa révérence est un art difficile à maîtriser quand on se jette à corps perdu dans la bataille. Pourquoi se retirer lorsqu'il reste encore de quoi brûler la terre entière de sa force d'âme? Peut-être apprendrais-je un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, le Gémeaux actif a repris le pas sur le Gémeaux passif. D'un lancer de pièce, le pile s'est transformé en face, et la route paraît à nouveau délicieuse à parcourir. &lt;br /&gt;La main reste tendue. Non qu'elle n'ait rien de mieux à faire. Non qu'elle ignore la cruelle probabilité de la vanité du geste. Mais elle s'en fiche. Qu'a-t-elle à y perdre? Elle aura fait rêver, et aura rêvé elle-même. Et en soi, c'est déjà une réussite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-6903072299064209878?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/6903072299064209878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=6903072299064209878' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/6903072299064209878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/6903072299064209878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/02/gemeaux.html' title='Gémeaux'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-7177315429462707231</id><published>2009-02-02T00:43:00.001+01:00</published><updated>2009-02-02T00:44:54.111+01:00</updated><title type='text'>Eclat de Lune</title><content type='html'>Vous êtes-vous déjà demandé ce que ça pouvait bien provoquer en vous comme tempête de bien-être de découvrir les premières lueurs du jour sur un paysage idyllique?&lt;br /&gt;Peut-être en avez-vous déjà eu la chance, après tout. Mes paysages à moi sont faits de rêves, de personnes qui, à mes yeux, sortent de l'ordinaire, de situations inattendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma journée était morne. De celles qu'on souhaite voir passer rapidement, car elles ne vous avanceront dans aucune direction, même mauvaise. De celles qui ne laissent aucun souvenir à l'esprit, pas parce qu'elles étaient banales, mais parce que vous étiez ailleurs, pensant, espérant tout autre chose que ce qui vous est offert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profiter de chaque instant est une gageure, un objectif auquel je ne peux qu'aspirer vainement à ce jour. Peut-être l'ataraxie tant vantée par les philosophes antiques présente-t-elle le résultat le plus proche de ce que j'essaie d'exprimer, mais je me refuse à ne plus me laisser toucher par quoi que ce soit. Vivre mes frustrations, ne pas les effacer derrière une façade, voilà ce à quoi je m'oblige. Elles font partie de moi, intimement, pleinement, et si je dois pour cela y sacrifier des journées entières, il en sera ainsi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui était une journée morte, et j'en avais l'intime conviction avant même qu'elle ne commence. Mes efforts pour y remédier n'ont fait que renforcer cette idée, destructrice et pesante, qui me hantait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, en quelques mots, badins et sans conséquences, la nuit s'est illuminée de la clarté ambigüe de la Lune. Je n'ai pas envie de décrypter, de savoir ou de comprendre. Juste de regarder toutes ces heures vides où je n'avais qu'une envie, celle d'être là où j'aurais eu envie que soit ma place, et de sourire. &lt;br /&gt;Parce qu'une poignée de minutes auront rendues ma journée plus douce que je n'aurais pu l'imaginer. &lt;br /&gt;Parce que la vie suit son cours, et que si j'ignore totalement où elle me mène, je n'échangerais ma place avec personne au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longue vie au Doute.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-7177315429462707231?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/7177315429462707231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=7177315429462707231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7177315429462707231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7177315429462707231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/02/eclat-de-lune.html' title='Eclat de Lune'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-8095485619480347674</id><published>2009-02-01T22:48:00.001+01:00</published><updated>2009-02-01T22:49:40.938+01:00</updated><title type='text'>[Agone] Effroi</title><content type='html'>Texte écrit dans le cadre de ma future campagne d'Agone, à titre de mise en jambes.&lt;br /&gt;Merci à ceux qui m'ont aidé à faire de ce texte le résultat potable qu'il est devenu après moultes changements !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soirée s'annonçait délicieuse. La cour blanche s'était déplacée au Palais de Jade, où le Cénacle satyrique organisait une festivité printanière. Moi, Sian Feng, farfadet négociant en vins, j'accompagnais mon roi pour conclure un accord juteux avec un tavernier de notre belle cité d'Abbadrah. De par ses responsabilités, le souverain de la Cour des Miracles se devait d'être présent sur place, même s'il n'était que ses frères et sœurs pour connaître son statut réel. Pour le reste du monde, il ne s'agissait que d'un farfadet parmi d'autres, éclipsiste fortuné versé dans le commerce très réglementé des Danseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La salle de bal était illuminée de mille et une bougies et la musique entraînante des flûtes, harpes et clavecins emplissait l'air parfumé d'encens. Hommes et femmes dansaient, principalement la valse, et chacun profitait avec délectation des mets préparés par les satyres gastronomes. Tout semblait parfait, teinté de la bénédiction de notre Dame. &lt;br /&gt;Au contraire de nos relations distantes avec nos cousins lutins, nous formons avec la gent caprine un ensemble qui vit des mêmes plaisirs, avec au cœur de nos priorités les valeurs de bon goût, d'indépendance et de solidarité si chères à tous.&lt;br /&gt;Cette fête, en plus du divertissement offert à l'élite de la ville, offrait donc à nos deux peuples l'occasion d'évoluer ensemble au sein de la société humaine, ces êtres fiers auprès desquels nous savons nous rendre indispensables. Cependant, et nous l'apprîmes à nos dépends, elle scella aussi la destinée de la Cour des Miracles, magistralement piégée par la Cour de l'Ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les festivités étaient à leur apogée, que l'alcool commençait à délier les langues et que les femmes laissaient enfin leurs cavaliers s'approcher un peu plus près de leurs sublimes atours, l'obscurité se fit d'un coup, les candélabres soufflés d'une même brise glaciale. Le silence tomba comme une chape de plomb, alors que déjà les proches du roi se regroupaient pour préparer sa défense. Nul doute que l'Ombre était à l'œuvre, et qu'elle ne tarderait pas à se dévoiler. Les satyres tentèrent bien de s'esquiver par les multiples passages secrets du Palais : toutes les issues semblaient verrouillées de l'extérieur. Je restai à l'écart de mes frères farfadets, préférant la sécurité de la foule à une position trop... Démarquée. Un choix béni des Muses, mais dicté par la peur, assurément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De chacun des quatre coins de la salle, au niveau du plafond, se mit à pulser lentement une lumière écarlate, dérangeante. N'éclairant que par à coups, rappelant les battements d'un cœur aux portes de la mort, elle dévoila des filaments d'argent et de Ténèbre qui s'étiraient lentement des voûtes lointaines vers le sol. Chacun d'eux portait un farfadet Noir, tête en bas, pieds et mains agrippés au bout du fil. Leurs visages grimés de blanc présentaient les pires difformités et grimaces que l'imagination aie jamais produite. C'est alors que je me rendis compte que les dalles de marbre rose disparaissaient  progressivement sous une fine couche de brume sombre. Sautillant d'abord d'un pied sur l'autre, je dus me résoudre à perdre le contact visuel avec mes chausses : ce maléfice-là semblait inoffensif, et je ne me serais placé en hauteur, donc plus proche des Noirs, pour rien au monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapidement, les Blancs troquèrent leurs sabrelles déjà dénudées pour nos arbalètes traditionnelles, prenant l'initiative sur l'ennemi. De nombreux carreaux firent mouche, et bien des ombres enroulées dans leurs capes s'écrasèrent sans bruit sur le sol, disparaissant dans la brume qui gagnait en hauteur et en densité. Ceux qui avaient la chance d'échapper aux traits ne répliquaient pas, se contentant de s'approcher inexorablement du sol, telle une menace latente sur le point d'exploser. A présent dissimulé sous une table, je me recroquevillai sur moi-même, gardant un œil empli de terreur sur le drame qui se déroulait devant moi. Assis, seule ma tête dépassait encore de ce brouillard néfaste, qui semblait vouloir m'envelopper pour ne plus jamais me laisser repartir. Heureusement pour moi, le niveau s'était stabilisé, et je n'ai pas eu à faire l'expérience d'une apnée dans les Ténèbres les plus profondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les têtes ennemies n'eurent pas le temps de toucher le riche dallage de la salle de bal. Au dernier instant, les Noirs lâchèrent les filaments pour se rétablir en une même pirouette impossible. Ils s'élancèrent alors à toute vitesse au travers de la foule, formant un ballet des plus chaotiques en apparence. Des reflets rougeâtres indiquèrent aux Blancs que leurs adversaires portaient également du métal prêt à donner la mort, fidèles à la malédiction de Farfa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparut alors un autre fil, qui semblait transpercer la salle de part en part. Au plus proche de son sommet, ses extrémités se noyaient dans une obscurité insondable. Paradant dessus comme un saltimbanque, un Noir semblait faire peu de cas de ce qui se passait en bas... Mais ses pirouettes, ses saltos et ses vrilles n'avaient rien de naturel: le meilleur des acrobates se serait rompu le cou et les membres à suivre ses mouvements malsains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roi pointa du doigt. Il fallait absolument que le fanfaron meure. Il s'agirait d'une victoire inespérée. Les deux Tours s'élancèrent, chacune vers l'une des extrémités du fil. Malgré leurs cottes de mailles, l'escalade était pour eux un jeu d'enfant, tant l'exercice devait être familier. A une dizaine de mètres du sol, ils sautèrent en un bel ensemble vers le fil maudit pour y sceller le destin du fou... &lt;br /&gt;Malchance ou nouveau piège? Deux araignées de Ténèbre surgirent de l'Ombre, accompagnées d'un rire dément, résolument féminin. Pris par surprise, piégés en plein vol, les combattants étaient d'ores et déjà condamnés. D'un crachat sonore, les arachnides démoniaques expectorèrent un dense fluide qui enveloppa les farfadets, les enfermant chacun dans un cocon insondable.&lt;br /&gt;Deux chutes pour un même bruit déchirant de corps qui s'écrasent, d'os qui se brisent, de vies qui s'éteignent sans un cri. &lt;br /&gt;Du sang s'écoula lentement des prisons qui semblaient pourtant ne rien laisser filtrer. Le temps que je détourne le regard pour retrouver les meurtrières, les arachnéennes étaient à nouveau invisibles, tapies dans les ombres. Cependant, je jurerais d'avoir aperçu, l'espace d'une pulsation écarlate, les formes farfadines de la reine sombre moqueuse, se déplaçant à l'image de ses créatures sur le plafond. C'était bien l'ensemble de la cour adverse qui faisait face au roi et à ses protecteurs de moins en moins nombreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, la lutte au sol tournait mal. Les Blancs tenaient bon, mais étaient harcelés par les silhouettes fugaces de leurs ennemis qui surgissaient, frappaient et disparaissaient aussitôt. Les poisons se mêlèrent aux poisons, les rangs s'éclaircissant à l'avantage des Noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'en était trop pour notre Roi. Sommant à ses hommes de maintenir les positions, il dégaina ses deux lames courtes en un même ensemble. Avais-je rêvé? En un mouvement tournoyant de ses épées, il venait de s'érafler lui-même à chacune des épaules... Et le métal de ses armes de s'enflammer après cette manœuvre pour le moins étrange! Mais déjà, les étincelles de son Danseur crépitaient au niveau de ses cuisses. Le farfadet se ramassa sur lui-même, et bondit sans élan à mi hauteur des colonnes. D'une battue sur l'une d'elle, il se projetait maintenant droit vers le fil, prêt à en découdre. Nul doute que ce soir, de nombreux secrets seraient dévoilés aux non-initiés, mais cela ne devait plus avoir la moindre importance à ses yeux : l'ennemi l'avait provoqué, il se battrait donc lui-même contre cet adversaire malsain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était sans compter sur la Reine Sombre. Émergeant des ombres, elle lança ses deux araignées sur la nouvelle cible, prenant elle-même position sur le fil entre les deux hommes. Elle devait être belle, avant. Aujourd'hui, son faciès défiguré par une haine farouche et les griffes qu'elle arborait au bout de ses mains faisait surtout d'elle un ennemi mortel. Le Roi était en plein vol lorsque les crachats des arachnides le percutèrent, ou plutôt... durent faire face au feu qui brûlait sur les lames jumelles. Une double parade magistrale, qui eut pour effet de dissiper en un instant la salive maudite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le duel entre le Roi et la Reine put commencer. En équilibre sur le fil, les adversaires se jaugèrent, puis passèrent à l'assaut avec une rage identique. La farfadine esquivait chacune des attaques ennemies, alors que le souverain tentait encore et encore de faire entrer en contact ses lames et n'importe quelle partie du corps de celle qui lui faisait face. Aucun des deux ne semblait dérangé par le vide qui s'étendait sous eux, alors que je ne pouvais m'empêcher de penser aux conséquences d'une chute pour notre roi! Un cri féminin retentit. Les flammes avaient effleuré les griffes de la Sombre, et son regard exprimait maintenant bien plus que la haine ou la joie perverse : c'était la folie meurtrière à l'état brut qui animait désormais la reine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roi, quant à lui, souriait. Cette première victoire faciliterait la suite du combat. En garde, il attendit le prochain assaut, certain qu'il manquerait de précision. Et il ne fut pas déçu. Son adversaire bondit droit sur lui, se fichant éperdument de ses défenses. &lt;br /&gt;Je me rappelle de cet instant, figé dans le temps. La reine, en plein vol, sûre de donner la mort. Le farfadet, en garde, prêt à parer à l'assaut et à en finir. Il gardait à l'esprit que le plus dur était encore à faire, ses yeux braqués sur son véritable adversaire en étaient les témoins criants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne se passa comme prévu. La reine fit mouche, dessinant une plaie noire sur le beau visage du combattant. Le roi, surpris, planta ses deux lames dans le corps de son ennemie, et chuta avec elle. S'il lâcha ses armes et se rétablit tant bien que mal au sol, son teint était livide et ses jambes devaient être brisées. Il était désormais hors de question pour lui de continuer le combat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est alors que celui qui voltigeait au dessus de la mêlée, intouchable et railleur, prit son élan et fit le grand saut. Il chutait à toute vitesse et projeta soudain un trait sombre vers celui qui, depuis le début, était l'unique cible de ce guet-apens, rendue accessible grâce au sacrifice de l'une de ses pièces maîtresses. Le couteau siffla, déchirant l'air, puis soudain se métamorphosa, gagnant en densité. Il prit la forme d'une araignée de taille humaine qui engloutit le roi dans une explosion de noirceur. Le maudit se réceptionna d'une main sur le sol, exploit impossible, rebondit et d'une ultime pirouette se retrouva debout, face aux derniers Blancs désemparés. Son visage était noir comme l'ébène et l'on n'y distinguait rien, sinon le Danseur crucifié,crépitant d'étincelles de douleur, sur son front.&lt;br /&gt;« Echec et mat. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se drapa théâtralement dans sa cape, et disparut en un tourbillon de Ténèbre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière revint, et ce fut l'horreur. Le roi était mort, son visage crispé par la terreur, un poignard planté dans la gorge.&lt;br /&gt;Les tours n'étaient plus, brisées dans leur chute. Les quelques Blancs restants virent leurs frères tombés face à face, comme s'ils s'étaient entretués. Nulle trace des Noirs.&lt;br /&gt;Sorcellerie.&lt;br /&gt;Défaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi mourut Boréalis Soirétoile, roi de la Cour des Miracles d'Abaddrah, convaincu que la Ténèbre est ennemie bien trop mortelle pour s'y frotter, même de loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Extrait des Chroniques d'une Ame-Ville,&lt;br /&gt;Par Sian Feng, négociant d'Abbadrah    &lt;br /&gt;Daté du 30 de la Tarasque 1454      &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-8095485619480347674?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/8095485619480347674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=8095485619480347674' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8095485619480347674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8095485619480347674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/02/agone-effroi.html' title='[Agone] Effroi'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-525273600396420383</id><published>2009-01-25T00:44:00.001+01:00</published><updated>2009-01-25T00:46:23.708+01:00</updated><title type='text'>Exercice...</title><content type='html'>Vous ne rêvez pas. Trois textes en un soir.&lt;br /&gt;J'avoue tout : je mets de l'ordre dans mes textes. Et je suis retombé là-dessus.&lt;br /&gt;Et j'ai bien rigolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, impossible de retrouver les mots que je devais placer dedans. Enfin, certains, me sautent aux yeux, mais... Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Place au texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Châtelet les Halles&lt;br /&gt;Station balnéaire&lt;br /&gt;Mais où y a pas la mer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson résonne dans ses oreilles… Musique calme, pour tenter de maîtriser son émotion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face de la Fnac de Châtelet attend un jeune homme, d’une vingtaine d’année. En ce début d’été, il est facile à extraire de la foule, tant son habillement dénote des standards d’époque. Costume en soie, chemise en lin, chaussures en toile… Mais surtout, l’essentiel, la raison d’être : chapeau haut de forme, l’ensemble dans la plus pure blancheur. Il a même pensé à agrémenter la tenue par une magnifique canne s’achevant sur une boule nacrée, petite merveille dégotée au fond d’un grenier familial.&lt;br /&gt;Il est fin prêt. Il attend. Il L’attend, même. Elle l’a prévenu qu’un arbre était tombé sur la voie de RER, qu’elle devrait faire des détours, qu’elle aurait du retard. Saleté de vent. Pourquoi les éléments se liguent-ils contre lui ? Pour la cinquantième fois, il essaie sans le moindre succès de se torturer les doigts. On l’a prévenu que l’arthrose l’attendait au tournant, que le stress n’était vraiment pas bon pour sa santé. Mais pour lui, c’est comme une drogue. Tout va plus vite, les choses s’animent, prennent des couleurs, en bref, il se sent vivre. &lt;br /&gt;Son estomac se serre. &lt;br /&gt;Il a cru apercevoir… Il aperçoit. Talons aiguilles, smoking de soie, chemise entrouverte, visage fin et ciselé, longues boucles de cheveux… Mais surtout, l’essentiel, la raison d’être : chapeau haut de forme, l’ensemble dans la plus pure noirceur. La petite touche ? Elle y a pensé, elle aussi. Une cravate blanche, lâche, provocante. Epée de lumière surgissant de l’Inconnu qui le submerge, lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment décrire pareille rencontre ? Bien sûr, la Toile avait œuvré en leur sens. Chaque mot, chaque regard, chaque sourire… Des instants gravés à jamais en leur mémoire. Le Jeu de la Séduction est parfois périlleux, mais lorsque chasseur et chassé échangent leurs fonctions à tour de rôle, il devient totalement mystique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, la soirée finit par toucher à sa fin. Le Vent, lui, soufflait toujours aussi fort, s’étant mué en protecteur farouche des deux protagonistes. &lt;br /&gt;Il lui propose, sur un ton badin, de profiter de son petit studio sur Paris. Il est déjà tard, avec les détours et l’insécurité, ses propos pourraient presque paraître sensés. Elle sourit. Plante son regard dans le sien… s’approche, dépose un baiser dans son cou, et se dirige vers le métro.&lt;br /&gt;Il reste là. Pétrifié. Propulsé dans un autre univers.&lt;br /&gt;Elle se retourne. Sourit de plus belle.&lt;br /&gt;« Tu comptes me laisser trouver toute seule le chemin jusqu’à chez toi ? Je n’ai pas les clefs non plus, je te rappelle. »&lt;br /&gt;Il prend sa main, doucement. L’emmène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appartement. Un rêve qui devient réalité. Doit-on vraiment gâcher la magie de tels moments par des mots mal choisis ? Cette volupté, ce désir qu’on repousse pour le faire durer, toujours plus longtemps.&lt;br /&gt;« Salut fiston, c’est maman ! Je t’apporte ton linge, tout va… François ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Enfer, c’est ta mère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-525273600396420383?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/525273600396420383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=525273600396420383' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/525273600396420383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/525273600396420383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/01/exercice.html' title='Exercice...'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-7842627716735681860</id><published>2009-01-25T00:41:00.003+01:00</published><updated>2009-01-25T00:42:43.381+01:00</updated><title type='text'>Tragédie en une pièce</title><content type='html'>Malheureux ! Vous ne pensez quand même que j'ai écrit deux textes en un soir, non ?&lt;br /&gt;Hé bien non. Issu d'une discussion enneigée, ce texte trainait plutôt que de paraître.&lt;br /&gt;Erreur reparée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tragédie en une pièce&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils s'aiment. Profondément, plus que tout au monde. A vrai dire, ils ne forment plus qu'un tout depuis longtemps. En chaque chose ils sont deux et à tous ils semblent indissociables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'est-ce pas magnifique, de partager avec un Autre chaque instant de l'existence? N'est-ce pas le rêve de tout couple, d'accéder à une fusion si parfaite qu'elle est à la fois ensemble et individualité? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, ils ont à faire face au désespoir le plus complet. A quoi sert leur union s'il n'en est jamais qu'un seul des deux à avoir le dernier mot? A quoi sert leur proximité si en toutes choses on préférera l'un à l'autre? Ils sont égaux. Mais jamais ils ne seront choisis dans leur ensemble, car aux yeux de tous ce nouvel être qu'ils forment n'a plus aucun rapport avec les entités distinctes qu'ils furent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, si parfaitement liés l'un à l'autre qu'ils puissent être, ils se tournent le dos. Malédiction suprême, eux qui évoluaient comme une somme parfaitement équilibrée se voient réduits à un seul et même tout. Et cela les rend fous, eux qui déjà sombraient dans la folie de l'Amour, les voilà rejetés dans la solitude d'un cocon qu'ils ont eux-mêmes tissés. Voilà tout ce qu'ils ont gagné à s'aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est plus personne aujourd'hui pour s'émerveiller de cette chimie si étrange qui connecte deux êtres, qui les lie irrémédiablement quoi qu'il advienne. Tout cela paraît aller de soi, tout cela paraît codifié, tant et si bien qu'il devient impossible d'envisager l'existence de l'un des deux êtres en solitaire. Ou même, d'un autre type de relation que celui qui gît, coulé dans le bronze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si l'un de nos deux compères se prenait à rêver? Et si, tout à coup, il pouvait être libre, aller où bon lui semble sans que l'Autre ne soit un frein, un poids qu'il doive transporter par devers lui? Cela ne serait-il pas merveilleux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A condition, bien sûr, de cette fois construire autre chose qu'un nouvel ensemble. Mais que faire, alors? Quel chemin emprunter pour s'assurer l'indépendance sans oublier les douces caresses d'Eros? Est-ce seulement de l'ordre du possible?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pile l'ignore. C'est pourquoi il ne quittera jamais Face.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-7842627716735681860?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/7842627716735681860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=7842627716735681860' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7842627716735681860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7842627716735681860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/01/tragdie-en-une-pice.html' title='Tragédie en une pièce'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-4339465384387038231</id><published>2009-01-24T23:34:00.002+01:00</published><updated>2009-01-24T23:37:56.452+01:00</updated><title type='text'>Exercice IV</title><content type='html'>Quelques mots, qui m'ont emmené en voyage au pays des souvenirs.&lt;br /&gt;Au départ d'un exercice innocent, merci de m'avoir offert l'occasion d'écrire ceci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut une époque, lointaine au regard d'une fleur, où elle était belle, resplendissante. Sa vigueur était perceptible de ses moindres racines à l'extrémité de ses épines, et la couleur de sa robe n'était rien d'autre qu'une invitation des plus joyeuses aux abeilles en quête de nectar. Mais le temps fit son office, et nul n'échappe à son emprise. Lentement, la couleur de ses pétales se ternit, sa tige commença à ployer sous le poids des jours, et les insectes se désintéressèrent de celle qui avait été, l'espace d'un instant, la reine des roses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La douleur fut foudroyante, mais elle ne dura pas. Lentement, méticuleusement, la fleur fut soulevée de terre, emportée loin du seul espace qu'il lui avait jamais été donné de voir. Et pourtant, celle qui l'emportait maintenant vers d'autres horizons faisait preuve d'une infinie douceur envers elle. Qui était cette personne, qui l'arrachait à cette fin qui devait être la sienne? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vieille dame. Ses vêtements semblent un peu trop larges comme si, taillés sur mesure en un autre temps, ils avaient du faire face à un changement brutal. Son visage exprime le calme et la bonhomie de ceux qui ont vécu si longtemps que presque tout pourrait les faire sourire, et pourtant une larme pointe au coin de l'oeil. Sa démarche est lente et réfléchie, car la sagesse lui commande désormais la circonspection vis-à-vis d'un environnement truffé des pièges les plus vils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, elle se déplace dans le plus grand silence, forte d'un cérémonial dont elle est la seule à maîtriser les codes. Par la porte-fenêtre baignant dans le soleil froid d'une matinée de printemps, elle réintègre sa demeure et se dirige vers la table, où trône un vase déjà empli d'eau, prêt à accueillir sa victime infortunée. Les gestes la dame deviennent de plus en plus lents alors qu'elle s'immobilise au-dessus du récipient, qu'elle inspecte la fleur pour qu'elle ne s'étouffe pas une fois dans son nouvel élément. Puis, elle sourit et parachève le rituel, plaçant la rose au centre de la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand-mère prend alors la parole. Elle aurait souhaité que sa voix soit pleine de légèreté, teintée d'un humour pétillant, mais elle ne peut que reconnaître la douleur qui pointe dans sa voix.&lt;br /&gt;« Tu vois, Rose, tu as bien profité de cette existence pleine de liberté que tu avais au jardin, mais tu allais sombrer dans l'oubli. Je t'offre une seconde vie, entièrement différente, mais où tu auras ta place jusqu'à ce que tes forces te quittent. Et j'espère, oui j'espère avoir moi aussi cette chance. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-4339465384387038231?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/4339465384387038231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=4339465384387038231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4339465384387038231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4339465384387038231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2009/01/exercice-iv.html' title='Exercice IV'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-2489893871657708445</id><published>2008-12-10T20:23:00.002+01:00</published><updated>2008-12-22T19:50:13.952+01:00</updated><title type='text'>Couleurs</title><content type='html'>Ecrit y a deux semaines environ, je ne sais pas vraiment pourquoi je ne l'ai pas posté.&lt;br /&gt;Voilà qui est chose faite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un torrent d'émotions. Positives. Et négatives.&lt;br /&gt;Voilà ce qui arrive quand on se laisse entraîner par soi-même, qu'on ne cherche pas à garder le contrôle sur les actes qu'on pose, sur les gestes qu'on accomplit, sur les paroles qu'on prononce.&lt;br /&gt;Fut une époque, la vie paraissait grise. Pas de douleur, quel réconfort... Mais pas de joie non plus.&lt;br /&gt;Au point qu'on en aurait presque oublié ce que les couleurs peuvent apporter à un homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, pour de multiples raisons, l'arc-en-ciel refait surface au sein de l'existence. Chaque teinte a ses nuances, son côté sombre, son aspect lumineux. Chaque rencontre apporte son lot de surprises, et l'on est disposé à les percevoir voire même, à les goûter. Au point parfois qu'on ne comprend pas pourquoi d'autres ne voient pas l'univers au travers du prisme redécouvert. Et cela aussi, il faut l'accepter. Tout homme possède sa propre vision du monde, unique par essence, et bien souvent tragiquement différente de celle qu'on adopte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vient alors la partie complexe du nouvel état de fait. Faut-il par tous les moyens convertir autrui à sa pensée, ou laisser vivre, un demi-sourire en coin, sûr de ses convictions et de l'erreur de ses semblables? Bien sûr, ces optiques sont toutes deux faussées par leur extrémisme. Il doit être possible, entre deux eaux, de naviguer dans l'inconnu en compagnie de ceux qui le souhaiteront. Avec l'espoir que ceux qui partent vers d'autres horizons trouveront, eux aussi, ce qu'ils recherchent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'important, c'est d'être soi, pour soi-même, et pour les autres. Se dévouer à une cause ne signifie pas abandonner son libre arbitre, vivre en égoïste n'implique pas de partager les vues de l'un ou l'autre frère. Trouver un équilibre subtil, où l'on peut être pleinement qui l'on désire être, et pas ce que les autres désirent qu'on soit. Et en échange, ne plus souhaiter que ceux qui sont proches deviennent tels qu'on les imagine, mais accepter qu'ils arpentent leurs propres chemins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faut-il savoir quel est l'objectif qu'on se fixe, et à quel endroit on souhaite arriver. Une fois retiré toutes les solidarités, tous les menus plaisirs personnels, que reste-t-il? S'y pencher, risquer d'y voir un grand vide n'a rien de rassurant. Et pourtant, c'est à ce prix que l'on peut mesurer combien l'espace dont on dispose est immense, à quel point il est possible de le remplir de tout ce dont on pourrait rêver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que les oiseaux prennent leur envol. Je regarderai les courbes qu'ils dessineront dans les cieux, et je me satisferai de les voir, de temps à autre, venir se poser non loin de là où mon bâton de pèlerin me mènera. Car si je suis resté longtemps immobile, je n'étais pas mort. Et j'ai repris depuis un temps déjà la route, vers ce grand vide que je peuplerai de ce qui me viendra. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je n'ai pas de rêve, j'ai tous les rêves du monde, si je ne désire rien, c'est que je veux tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-2489893871657708445?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/2489893871657708445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=2489893871657708445' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2489893871657708445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2489893871657708445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/12/couleurs.html' title='Couleurs'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-1545575037511330109</id><published>2008-12-01T22:11:00.002+01:00</published><updated>2008-12-01T22:14:34.467+01:00</updated><title type='text'>Exercice III</title><content type='html'>Nouvel exercice, où j'ai réalisé que visiblement mon imagination prenait plutôt le chemin du medfan de manière très régulière. Pour le reste, même chose que pour l'exercice II.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil se couche lentement sur un petit village de campagne. Les paysans se sont enfermés dans leurs masures, comme à leur habitude depuis le début de la guerre, protection dérisoire contre un ennemi sanguinaire, déterminé à venger l'affront du refus de la capitulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le haut de la colline, des silhouettes se dessinent lentement à contre-jour. Des cavaliers. Une centaine. Des chiens muselés. Dressés pour tuer et se repaître du corps de leurs victimes. Des torches, qui s'allument par dizaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La charge est silencieuse. Les draps posés sur les sabots rendent l'approche pratiquement indétectable jusqu'à l'instant fatidique. En une seconde, l'horreur se déchaîne sur cet endroit si calme auparavant. Le feu est bouté aux toits de chaume, les hommes quittent leurs montures pour défoncer les portes et laisser place aux monstres canins libérés de leurs entraves. Des hurlements se font entendre, d'abord, un, puis deux, puis une multitude. Les guerriers font des ravages face à de pauvres hères pris par surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un meurtrier pousse un cri d'alerte. Un chien est entré dans la demeure du forgeron, ainsi qu'un de ses frères. Ils n'en sont pas ressortis. Probablement chef du village, sa demeure est en pierre et ne brûlera pas facilement. Cinq hommes se rassemblent. Trois chiens sont maîtrisés et amenés à la porte, puis relâchés à l'intérieur. Les guerriers se précipitent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à eux, une femme. Derrière elle, un berceau. Son bras gauche est en sang, mais son bras droit tient fermement une hache, elle aussi maculée du précieux liquide rouge. Les chiens grognent, marchent prudemment sur les deux cadavres devant elles. Ils se préparent à attaquer, mais face à la fureur qui brille dans les yeux de la mère, face à la ténacité dont elle semble vouloir faire preuve, hésitent. L'instinct qui les domine les prévient que le danger est réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un déclic. Un bruit sourd. Un grognement. La jeune femme s'écroule, un carreau d'arbalète dans le cœur. Le massacre peut reprendre tranquillement. De l'épouse du forgeron et de son fils, la garde royale ne trouvera, le lendemain matin, qu'un chausson déchiré par des crocs sans merci, abandonné au milieu des décombres d'une maison qui, si elle ne put être incendiée, fut belle et bien saccagée de fond en comble.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-1545575037511330109?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/1545575037511330109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=1545575037511330109' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1545575037511330109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1545575037511330109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/12/exercice-iii.html' title='Exercice III'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-8742817437133962464</id><published>2008-12-01T21:43:00.001+01:00</published><updated>2008-12-01T21:43:37.177+01:00</updated><title type='text'>Ivresse</title><content type='html'>La chaise à bascule craque doucement au rythme des oscillations. Une fumée bleue s'échappe de la pipe, partageant l'espace avec un verre pratiquement vide d'un liquide ambré, aux forts relents d'alcool. Le vieux guerrier a déjà bien trop bu, et pour autant, son esprit peine à se libérer des chaînes qu'il a posé lui-même. Le temps passe, le verre se remplit, se vide, et les murailles de décence finissent par tomber, vaincues par un ennemi insidieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste là, un moment à réfléchir. Repense à sa famille, à ses amis, éloignés par la nécessité d'être à la Cour. Il repense à son fils, à qui il devrait être en train d'enseigner l'art de la guerre, plutôt que de laisser à sa mère le soin de lui enseigner l'art de la ferme. Tout cela le prend soudain aux tripes, et alors qu'il ne réalise plus qu'il n'agit ainsi que sous l'effet de l'alcool, il se lève et se dirige vers les quartiers du Prince. Son pas est décidé, la lame à son côté prête à l'emploi malgré un serment dont il ne garde plus qu'un lointain souvenir, désormais. L'acte qu'il veut poser souffrira bien un manquement à ses engagements!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de gardes. L'héritier du trône considérerait cela comme un affront, qu'on considère qu'il ne soit pas capable de défendre sa vie seul. Il ignore bien sûr la présence des espions et autres contre-assassins, ou les tolère au plus. L'importance réside uniquement dans les apparences, dans cet univers de serpents. Crachant au sol, le maître d'armes produit une entrée fracassante, à la limite du pathétique, titubante. Un grand sourire niais aux lèvres, il déclame à haute et intelligible voix sa supplique, indiquant qu'il retourne chez lui entraîner son fils, qui a l'art du combat dans le sang. Puis se tait, et observe l'assemblée, satisfait de sa bravade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un rideau de glace qui l'attend. Les quelques favoris du Prince partageant sa soirée sont sidérés, regardant leur futur suzerain. Lui n'a pas bougé d'un cil, détruisant du regard chaque parcelle de l'être qui lui fait face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maître. Je ne pense pas vous avoir donné l'autorisation de pénétrer mes appartements. Nous nous verrons dans quelques jours pour notre entraînement. D'ici là, tâchez de vous trouver quelque élève prometteur parmi mes sujets, cela vous occupera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un instant, l'homme est dégrisé. Il réalise ce qu'il a dit, ce qu'il a fait. S'il ne rougit pas, c'est parce que l'alcool s'est déjà chargé de lui donner chaud. Sans un mot, il réalise une courbette et se retire. Trouver un autre élève qu'il avait devant lui celui qu'il considérait comme le meilleur héritier de son savoir? Il préférait ne pas y penser. Le sommeil éloignerait peut-être ses sombres pensées. A condition qu'il le trouve.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-8742817437133962464?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/8742817437133962464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=8742817437133962464' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8742817437133962464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8742817437133962464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/12/ivresse.html' title='Ivresse'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-3057236768878798790</id><published>2008-11-26T00:47:00.003+01:00</published><updated>2008-11-26T12:52:29.289+01:00</updated><title type='text'>Exercice II</title><content type='html'>Le premier exercice était le texte intitulé Perrine. Il s'agit de créer un texte court, à thématique totalement libre, mais comprenant obligatoirement une série de mots imposés, non choisis par moi. &lt;br /&gt;Je ne vous en livre pas le titre, pour le plaisir de la lecture, mais je suppose qu'il sera évident pour tous.&lt;br /&gt;Pour le plaisir, essayez de découvrir les 5 mots que j'ai été obligé d'insérer dans le texte. A mon avis, au moins l'un d'eux est très facile... Reste à voir pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Place au texte !&lt;br /&gt;[N'hésitez pas à m'envoyer une série de mots. Une contrainte que je m'impose personnellement est de ne pas dépasser 48h de réflexion après réception des mots. Si l'envie vous dit de faire pareil, alors écrivez avant de lire ma version, bien entendu. Le texte doit être court pour laisser une place visible aux mots imposés, j'essaie de ne pas dépasser la demi-page]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au commencement était le néant. Puis vint l'existence et ses mystères. &lt;br /&gt;Un univers sombre, où la nuit règne en maître, à la lueur d'une unique étoile, pâle halo lumineux. Un être unique, plein de sa solitude, qui se découvre au fil d'un temps infini. Et cet étrange mur qui lui fait face, où rien ne se reflète, et surtout pas lui-même. Il cherche, entreprend, mais n'y voit goutte et n'y comprend pas plus. Parfois, il est attiré par le mur, exécute quelques gestes dont il ne saisit pas la teneur, et recouvre sa liberté de mouvement. &lt;br /&gt;Le temps passe, et il commence à saisir les limites de lui-même. Il est homme, ou plutôt, il devrait l'être. Il ne sait rien de son identité, et pourtant il sait que le six de trèfle qu'il garde dans une poche, au plus près de son cœur, est tout pour lui. &lt;br /&gt;Parfois, d'autres apparaissent. Fixent le mur, sourient ou remuent les lèvres sans un son, puis disparaissent. Sa conscience s'affine. Il ressent pour ceux qui passent des choses, ersatz de sentiments qu'il ne maîtrise pas. Il se sent... Incomplet. Comme s'il n'était qu'un accessoire, une infime partie d'un tout. Est-il Prince Charmant, Quasimodo ou Démon?&lt;br /&gt;Il franchit une nouvelle étape. Chaque fois qu'il devient marionnette, il approche la compréhension, en grapille quelques miettes. Le mystère reste immense. Alors il se tend, de toutes ses forces, de tout ce qu'il possède d'âme, vers ce mur étrange qui lui accorde parfois quelques secrets. Tel un tournesol, il n'a plus d'yeux que pour ce soleil si étrange qui possède toutes les réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps passe. Il piétine. Il enrage. Il veut sortir. Sortir, parce qu'il prend lentement conscience que c'est de l'autre côté du mur que tout se passe, que tout se dit, que tout se vit.&lt;br /&gt;Alors, il se saisit d'une plume, d'encre et de papier. Exécute quelques traits maladroits, et plaque sur le mur une vaine supplique : iom-zesirb.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-3057236768878798790?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/3057236768878798790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=3057236768878798790' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/3057236768878798790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/3057236768878798790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/11/exercice-ii.html' title='Exercice II'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-4739613393455606418</id><published>2008-11-25T00:03:00.001+01:00</published><updated>2008-11-25T00:03:52.030+01:00</updated><title type='text'>Nouvelle Aube ?</title><content type='html'>Le guerrier prit la décision de faire face à son destin. Le lendemain, lors de la session d'entraînement ordinaire, alors que le prince préparait son matériel comme si de rien n'était, il s'approcha et aborda le sujet le plus difficile qu'il pouvait imaginer : le futur de sa propre existence. Allant à contre-courant des coutumes mettant en avant la pudeur et la retenue masculine, il exposa à quel point la situation lui semblait étrange, et combien il lui semblait nécessaire d'y remédier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un geste, le Prince congédia tous les membres de la cour venus assister au spectacle du brillant Héritier recevant des conseils d'un vieux bouseux. Dans ses yeux brillaient une lueur sans appel, de celles qui vous font savoir qu'il commandera un jour, qu'il est né dans ce but et qu'il s'y conformera sans la moindre hésitation. La place fut nette avant qu'un ange ne prenne le temps de passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux hommes se firent face. Le premier avait affronté nombre d'ennemis, tous familiers du style de celui qui lui faisait face. Le second portait le talent, le feu intérieur en son seing, la fierté de son rang. Le maître l'ignorait, mais l'élève aussi désirait affrontement qui n'aurait probablement jamais lieu. Le silence ne dura pas. La pupille prit la parole, et à nouveau, le guerrier fut surpris par sa maturité, la clarté de sa vision des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lien qui les liait ne correspondait pas aux schémas des possibles dans l'univers dans lequel ils évoluaient. Libéré des contraintes sociales, le Prince put confier ce qu'il ressentait à propos de son enseignant, ce mélange de répulsion non feinte et d'attirance pour son style, sa manière d'être, si libre, si directe. Ils étaient face à une problématique, et ils étaient tous deux contents de pouvoir l'évoquer enfin à bâtons rompus. Comme un abcès que l'on crève, les mots coulèrent et une solution se dessina lentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'était pas question que le Prince modifie son attitude à l'égard du guerrier. Il n'était pas question que le guerrier espère autre chose que le quotidien auquel il avait droit à ce jour. Mais un équilibre pourrait se trouver entre les lignes, à l'ombre des moments qu'ils pourraient passer en privé. Les entraînements deviendraient une vitrine où chacun se forgerait une opinion quelconque de la situation, pendant qu'à petits pas, les deux hommes échangeraient ce que bon leur semblerait sur un temps plus espacé. Le maître ferait donc ce qui lui était demandé, enseigner, tandis que l'élève pourrait vivre son envie de connaître son ennemi en filigrane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le serment du vieux combattant restait en suspens au-dessus d'eux. Le Prince l'avait ordonné, sans avoir jamais imaginé qu'on lui adjoindrait son adversaire comme professeur. L'homme l'avait accepté, sans avoir jamais imaginé qu'il se retrouverait un jour face à un ennemi qui lui donnerait si vite l'envie de reprendre les armes. A ce jour, tous les deux pensaient encore que la promesse était  une bonne chose, qu'elle les protégerait de tout dérapage, sachant aussi bien l'un que l'autre combien un simple duel peut apprendre sur une personne, combien ils avaient appris de leurs affrontements passés, même s'ils ne s'étaient jamais fait physiquement face. Peut-être le Prince souhaitait-il ardemment qu'il n'ait jamais lieu, tant l'abysse de l'inconnu qui l'attendrait à l'issue du combat lui semblait incertaine. Peut-être le vieil homme le souhaitait-il un peu plus, curieux de voir ce qu'impliquerait un nouveau coup de butoir dans sa destinée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une chose était certaine : ils venaient de passer un pacte dont seul le temps serait l'arbitre. Et du temps, l'un comme l'autre en avaient à revendre. Restait à voir comment ils en feraient usage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-4739613393455606418?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/4739613393455606418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=4739613393455606418' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4739613393455606418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4739613393455606418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/11/nouvelle-aube.html' title='Nouvelle Aube ?'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-6249795583648630717</id><published>2008-11-23T21:44:00.000+01:00</published><updated>2008-11-23T21:45:08.538+01:00</updated><title type='text'>Faux Départ</title><content type='html'>Le vieux guerrier fit le choix le plus difficile de son existence. En échange de la vie, il avait accepté de devenir le maître d'armes de la pupille de ses pires ennemis. Sa seule condition avait été de faire respecter sa promesse : jamais plus il ne prendrait les armes, à moins qu'on ne le menace de mort. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'acier pendait donc toujours à son côté, mais il prenait une tournure sacrée, intouchable. Les courtisans tentèrent bien de tourner l'homme en ridicule, tant la situation pouvait leur paraître cocasse. Mais son silence, son sens de l'honneur et sa droiture firent bien vite taire les bouches folles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi commencèrent les leçons. Pour lui qui avait toujours été au cœur de chaque bataille, les affrontements de salon semblaient bien fades... Et si son élève était brillant, il était bien trop protégé par ses pairs, bien trop imprégné de coutumes qui échappaient totalement à l'homme de guerre qu'il était.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait espéré un départ nouveau, vierge de toute trace de son passé... Il se trouvait profondément piégé à l'intérieur de celui-ci. Le prince qu'il se devait de former avait un grand potentiel, il deviendrait probablement un chef d'état plus que talentueux... Mais il était dans l'incapacité totale de lui transmettre son savoir. L'abysse qui les séparait était bien trop grand, trop profond. Et sa pupille n'ignorait en rien qu'elle pourrait arriver au faîte de sa puissance sans lui. Elle dédaignait volontairement ce qu'il avait à lui offrir... Et il ne comprenait que trop bien sa position. S'abaisser à accepter les conseils d'un homme tel que lui... Un homme vaincu... Ridicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est des décisions difficiles à prendre. Trahir sa parole, revenir sur ses engagements, risquer les représailles sur les siens, tout cela écœurait le vieux combattant. Il pensait que le chemin nouveau serait une bénédiction, et voilà qu'il se sentait maudit au plus profond de sa chair, annihilé par la force du destin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir ne se distinguait en rien des autres, pourtant. Assis confortablement dans un fauteuil de cuir, il sirotait un thé brûlant quand le malaise s'était annoncé. Vrillant son estomac, déstabilisant le cours de pensées qu'il voulait apaisantes en cette fin de journée, ses pensées l'avaient pris par surprise, assailli fourbement. Ses premières défenses furent de maudire son âge déclinant, les secondes rirent de l'ironie de la situation... Rien n'y fit. Le malaise enflait, implacable, indestructible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui fallait agir. Fuir, faire chanter sa lame à nouveau quel qu'en soit le prix? Rester, faire face au prince et exiger de lui l'attention nécessaire? Rester, négliger le Prince et rire de ses déconvenues futures? Il chassa rapidement la troisième option. Il en était simplement incapable, perfectionniste comme il l'était. Fuir était stupide, ceux qui lui feraient face étant trop puissants, trop présents sur les terres qu'il considérait comme siennes. Et son sens du devoir n'en pâtirait que plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restait alors à se montrer de la plus grande franchise avec le Prince... L'implorer de lui prêter une oreille attentive, de lui laisser l'occasion de lui prouver combien il pouvait lui être utile. Ramper, le déshonneur sublime... Et pour autant il ne reculerait pas devant cette ultime épreuve. Une fois plus bas que terre, on ne peut que se mettre à remonter vers le Ciel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-6249795583648630717?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/6249795583648630717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=6249795583648630717' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/6249795583648630717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/6249795583648630717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/11/faux-dpart.html' title='Faux Départ'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-1071891050811235801</id><published>2008-11-20T00:48:00.000+01:00</published><updated>2008-11-20T00:49:09.105+01:00</updated><title type='text'>Dernier Combat</title><content type='html'>L'homme affute sa lame, méthodiquement, sans y prêter la moindre attention. Le geste est mécanique, maîtrisé depuis de longues années, et il n'a rien d'exceptionnel.&lt;br /&gt;Pourtant, soudainement, ses sourcils se froncent, et il se plonge dans l'instant. Il s'inspire de chaque seconde, presque en état de transe méditative, et tente de tirer la substance essentielle de l'action qu'il est en train de produire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son dernier combat. Il est prévenu, il n'en reviendra pas. Chacun de ses faits d'armes se marquait de la volonté de voler ensuite vers un nouveau défi, une nouvelle épreuve au travers de laquelle il devrait passer... Mais celle-ci est singulière dans sa finalité. Elle n'appellera pas de suite. Il mourra ce soir au terme du discours des lames qui s'entrechoquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, chaque geste prend une dimension nouvelle. Des couleurs semblent lui apparaître qu'il n'aurait jamais soupçonné dans d'autres circonstances. Quand il revêt son armure, c'est avec la même précision qu'à son habitude, mais empreint d'une concentration toute particulière. Il pourrait, bien sûr, se dire que tout cela n'a aucune importance, que l'issue sera la même de toutes les manières. Et pour autant, c'est tout le contraire. Sa patience devient infinie, et si le temps s'écoule de la même façon, qu'il est toujours aussi rapide dans ses mouvements, ils lui semblent chacun durer une fraction d'éternité. Ce combat, il le mènera comme il n'en a jamais mené aucun. Avec toute la force de son être, avec toute la puissance de son âme, avec toute la perfection de sa maîtrise. Non qu'il souhaite renverser le cours du Destin : ce qui doit arriver arrivera. Mais ces derniers instants qui définissent son identité profonde, il les vivra plus pleinement qu'aucun autre auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lutte s'engage. Belle dans son carnage, dans son concept-même. Tout autour de lui, le monde prend des teintes de vie et de mort, de victoire et de défaite, d'une roue folle qui dévale un chemin, toujours plus vite. Il excelle dans l'art du combat. Il n'a donc aucun mal à voir la tournure que prennent les événements. Tous les survivants s'en souviendront toute leur vie durant. Mais si beau que soit l'affrontement, la défaite est au bout de la route. Quand s'achèvera la danse de métal, son univers cessera tout simplement d'exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il donne le meilleur de lui-même. Transcendé par cette foi dans les derniers instants de son existence, il fait en sorte que chacun d'eux soit aussi parfait que son talent ne le permette. Pas pour les autres, pas pour que son nom soit gravé dans le marbre, non. De cela, il se fiche totalement. &lt;br /&gt;Mais pour que le regret n'aie jamais la moindre place dans son cœur, pour que ces dernières heures  soient l'essence profonde de son être, il se doit d'accomplir son chef d'œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est ce qu'il fait. Le combat est magistral, merveilleux. L'ennemi est terrifiant, magnifique dans sa puissance et sa détermination. Il effacera toute trace de l'ancien monde ce soir, et il en est bien conscient. Avant même que les troupes ne se mettent en place, l'ultimatum avait été posé. La reddition ou l'éradication. Mais son peuple n'est pas de ceux qui se rendent ou abandonnent. Il a mérité ce combat, et il le mènera jusqu'à son terme. Qui s'approche, douloureusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou peut-être pas. Les minutes passent et le rapprochent de la fin inexorable. Pourtant, il se sent étrangement en paix, transporté par cette expérience qu'il vit au plus profond de son âme. Il est prêt à ce que le glas sonne. Il est prêt à affronter son destin. En garde, encerclé par l'ennemi, il se tient immobile. Quand les attaques pleuvront, il ripostera, emmènera nombre d'adversaires dans la mort, et succombera lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la fin ne vient pas. Un ordre est donné, et on lui intime de lâcher son arme, sa raison d'être. Lorsque ses doigts se décrispent lentement de sa garde, un observateur pourrait voir un lâche qui préfère une vie d'esclavage au décès dans la gloire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n'en est rien. Il choisit la vie. Nouvelle, où son art majeur n'aura pas voix au chapitre. Où les fondements de son existence devront être repensés entièrement, où sa philosophie entière devra être revue à l'aune des événements récents. Il est prêt. Il a cette chance immense d'avoir acquis le respect de ceux qui lui font face, et il l'honorera par un chemin nouveau qu'il empruntera. Mais pas pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui, et pour lui seul. &lt;br /&gt;Qui sait ce qui l'attendra au détour des méandres inconnus qui le guettent... &lt;br /&gt;Qui sait ce que l'Avenir réserve? &lt;br /&gt;Autre chose... Mais quoi?&lt;br /&gt;Il est prêt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-1071891050811235801?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/1071891050811235801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=1071891050811235801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1071891050811235801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1071891050811235801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/11/dernier-combat.html' title='Dernier Combat'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-3086677964393695767</id><published>2008-11-05T17:52:00.002+01:00</published><updated>2008-11-05T17:55:19.327+01:00</updated><title type='text'>Fumée</title><content type='html'>Fumée se tient debout, raide comme un piquet. Lentement, elle s'élève vers le ciel, droite et régulière. Volatile, elle se plaît au sein de son signe d'Air. Même sans attache, sa stabilité tient à sa capacité à se trouver toujours une forme qui conviendra aux situations qui se présentent... Et à se laisser porter par le Temps et ses Caprices.&lt;br /&gt;Mais depuis quelques temps, Fumée est soucieuse. Une Brise légère soufflait en son sein, douce et agréable par les volutes qu'elle provoquait, par les chemins nouveaux qu'elle lui faisait emprunter. La rectitude a ses charmes, mais parfois, le chaos du vent soufflant dans les voiles pour vous pousser dans des directions inattendues est des plus charmants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non qu'elle ne pût s'en passer, bien sûr. Fumée a l'habitude de ses propres chemins, et les apprécie beaucoup. Elle se construit sa route vers le Ciel, tranquille, et quelque soient les détours, rien ne l'arrêtera. Cependant, elle s'inquiète. Pourquoi Brise s'est-elle soudain essoufflée ? Elle perçoit encore sa présence, diaphane, et il est vrai que leurs derniers échanges pourraient lui avoir donné l'envie de se retirer sous d'autres cieux, moins complexes à appréhender. Mais pour autant qu'elle le sache, il n'en est rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simplement, le vent lui a conté l'histoire d'étranges Cendres sur lesquelles il aurait posé son âme, allumant une Flamme qui aujourd'hui vacille, malmenée par les caprices de ce bois dont il ne connaissait rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Fumée se déploie, tente de faire écran, d'offrir ce qu'elle a de plus beau pour que la Brise retrouve sa douceur proverbiale. Mais elle ignore si c'est seulement ce que celle-ci désire, et elle finit par penser que peut-être son âcreté l'étouffe. Elle ne brillera jamais comme elle pourrait le vouloir, et cela, elle doit s'y résoudre. Peut-être doit-elle simplement reprendre sa route vers le ciel, laisser derrière elle ce Souffle léger qui l'a, en si peu de temps, autant fait sourire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela n'arrivera pas. En toutes choses il est un équilibre, un subtil contraste qu'il est nécessaire de trouver. Un peu moins de Fumée, pour peut-être plus de Brise... A moins que l'alliance forgée avec la belle Brume ne permette à Brise de retrouver sa vigueur. Comme à son habitude, ne sachant ce qu'il est de mieux, Fumée... Improvisera. Peut-être laissera-t-elle de jolies formes dans son sillage... Peut-être pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tout, n'est-ce pas trop demander à la fumée que de penser ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-3086677964393695767?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/3086677964393695767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=3086677964393695767' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/3086677964393695767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/3086677964393695767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/11/fume.html' title='Fumée'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-1848684941286064955</id><published>2008-10-31T10:59:00.002+01:00</published><updated>2008-10-31T11:01:49.327+01:00</updated><title type='text'>Religion</title><content type='html'>Pour sortir des textes écrits par moi-même, voici les paroles d'un morceau de Johnny Halliday écouté par hasard... Et qui m'a particulièrement touché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma Religion dans son regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut survivre encore&lt;br /&gt;S'il ne reste plus que l'amour d'accord&lt;br /&gt;On peut survivre encore ensemble, ensemble&lt;br /&gt;Et quand on vous écorche&lt;br /&gt;Qu'on vous ôte l'épaule qui vous supporte&lt;br /&gt;On peut souffrir encore longtemps, longtemps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est quand on n'y croit plus&lt;br /&gt;Que le ciel vous entend et pardonne&lt;br /&gt;Le temps a ses vertus en somme&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé la lumière juste au bout de ses lèvres&lt;br /&gt;J'ai pu quitter la terre ferme enfaite&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé au moment où je n'avais plus d'espoir&lt;br /&gt;Ma religion dans son regard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on a beau se dire que ce ne sera jamais pareil qu'avant&lt;br /&gt;Qu'à force de reconstruire lentement on avance&lt;br /&gt;Et apprendre à sourire&lt;br /&gt;Essayez d'à nouveau faire confiance&lt;br /&gt;Pour finalement s'ouvrir et saisir sa chance&lt;br /&gt;C'est quand on n'y croit plus&lt;br /&gt;Que le ciel vous entend et pardonne&lt;br /&gt;Le temps a ses vertus en somme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé la lumière juste au bout de ses lèvres&lt;br /&gt;J'ai pu quitter la terre ferme faite&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé au moment où je n'avais plus d'espoir&lt;br /&gt;Ma religion dans son regard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ohhh Survivre encore, survivre encore&lt;br /&gt;On peut survivre ensemble, ensemble&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé la lumière juste au bout de ses lèvres&lt;br /&gt;J'ai pu quitter la terre ferme enfaite&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé au moment où je n'avais plus d'espoir&lt;br /&gt;La religion dans son regard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé la lumière juste au bout de ses lèvres&lt;br /&gt;J'ai pu quitter la terre ferme enfaite&lt;br /&gt;Et j'ai trouvé au moment où je n'avais plus d'espoir&lt;br /&gt;Ma religion dans son regard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai trouver au moment&lt;br /&gt;ou je n'avais plus d'espoir&lt;br /&gt;ma religion dans son regard&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-1848684941286064955?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/1848684941286064955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=1848684941286064955' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1848684941286064955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1848684941286064955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/10/religion.html' title='Religion'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-6280694863789817581</id><published>2008-10-30T18:18:00.001+01:00</published><updated>2008-10-30T18:21:21.735+01:00</updated><title type='text'>Funambule</title><content type='html'>Marcher en équilibre sur un fil est tout un art. Il faut arriver à garder son équilibre, mais aussi faire en sorte que la prestation soit appréciée du public... &lt;br /&gt;Sans perdre de vue l'objectif principal de la manœuvre : franchir le vide, arriver là où l'on désire se rendre. Sans filet, sans la moindre sécurité, un faux-pas et tout est compromis. Et quand l'artiste se donne corps et âme à sa prestation, il n'est pas question d'encourir un tel risque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était la ligne de conduite qu'il s'était fixée. Marcher sur ce fil si fin, naviguer entre amitié et sentiments plus profonds, nier la tendresse, ne prêter attention qu'aux blessures et faire en sorte qu'elles guérissent. Il aurait pu marcher sur ses mains si cela s'était avéré nécessaire : il est des causes pour lesquelles on ne compte pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non qu'elles soient question de vie ou de mort, non. Mais elles vous donnent l'envie de vous transcender, de dépasser tout ce que vous êtes pour un ailleurs où l'herbe semble plus verte.&lt;br /&gt;Et à vrai dire, il pensait y arriver sans mal. L'ambiguïté était bien présente, mais rien n'est plus invisible que ce que l'on ne désire pas voir. Et en ces termes, tout allait bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis vint le piège. Il ne vit rien venir, ou plutôt il entrevit en un éclair tout ce qui en découlerait s'il venait à y tomber. Il pourrait bien sûr l'éviter, mais il mourait d'envie de s'y frotter. Les filets étaient toujours absents sous ses pieds, et la chute risquait d'être douloureuse. Tant pis. Qu'il tombe donc, et que la roue du temps sorte de son ornière !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le piège dépassa toutes ses espérances. Et à vrai dire, son instigateur fut, selon lui, dépassé lui aussi. Situation paradoxale, où la raison se mettait à hurler, et où son âme pouvait enfin se reposer. On dit qu'il s'agit du propre des Gémeaux que de voir tout et son contraire en une seule et même chose. Et de s'en satisfaire sans en souffrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout venait de basculer... Et il aurait été le plus heureux des hommes si la Balance s'y était trouvée en équilibre. Mais pour elle, la rationalité pesait bien plus lourd que ce que lui avait dicté ce qu'elle identifiait peut-être désormais comme un moment d'égarement. Au plus fort de sa chute, il tenta de l'emporter avec elle dans l'insouciance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui n'en souffrirait pas : vivre ce qui se présente est le plus beau des trésors. Quant à elle, il déterminait mal ce qui l'en empêchait. La peur de blesser? Mauvaise approche. La peur d'être malhonnête? Certains gestes ne trompent pas. Restait alors le désir d'être en accord avec elle-même avant de prendre le risque de s'enflammer une fois de plus... Et cela, il ne pouvait en rien l'en empêcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Projeter son bras vers le haut. Saisir le fil, quitte à s'en couper la paume de la main. Frayeur dans le public, mais en un effort de volonté titanesque, il se retrouve à la place qu'il avait quitté auparavant. A l'échelle du monde, une poussière d'instant s'est écoulée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, il n'est pas prêt d'oublier. Reste à apprendre un nouveau numéro : marcher sur les charbons ardents. Il devrait s'armer de patience, et s'attendre à l'échec... Qui vivrait, verrait. Le goût de la vie surpasse l'âcreté de la cendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alea jacta est.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-6280694863789817581?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/6280694863789817581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=6280694863789817581' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/6280694863789817581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/6280694863789817581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/10/funambule.html' title='Funambule'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-3821951419269866496</id><published>2008-10-30T18:17:00.000+01:00</published><updated>2008-10-30T18:18:12.528+01:00</updated><title type='text'>Ailes.</title><content type='html'>Il est relativement commun d'entendre parler des ailes des êtres humains.&lt;br /&gt;Pure chimère, ils n'en sont pas moins bien présents dans l'imaginaire collectif, et ce à de multiples égards.&lt;br /&gt;Ange ou démon, souvent les plumes blanches ou le cuir rapiécé sont de mise pour exprimer les aspects positifs ou négatifs d'une action, d'un comportement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, vient l'Amour. Le mythe d'Icare est plein de force, puisqu'il exprime qu'à trop se rapprocher du soleil, il finit par se brûler les ailes.&lt;br /&gt;L'expression est lâchée. Se brûler les ailes.&lt;br /&gt;Se donner de toute son âme, se lancer dans une histoire sans chercher à savoir comment, pourquoi ou pour combien de temps. Ne s'agit-il pas du propre des humains que de se jeter à corps perdu dans un projet, sans un regard pour ce qu'on laisse derrière soi?&lt;br /&gt;Nous avons cette force en nous, tous, qui ne demande qu'à s'exprimer. Se surpasser au-delà de toutes limites pour voir aboutir ce dont on rêve. Et l'Amour n'est rien que le plus doux de tous les songes. Le plus fort, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plus l'homme se laisse transcender par sa conviction de pouvoir voler, plus la chute est douloureuse. Des ailes, même après moultes vérifications, nous n'en avons pas, et nous n'en aurons probablement jamais. Dès lors, lorsqu'un objet se place immanquablement au travers de notre route, le retour à la réalité ne se fait pas sans heurts. Il faut accepter, souffrir, endurer. Certains le feront avec hargne, la rage au coeur qu'on aie brisé le monde idyllique qu'ils avaient bâti. D'autres feront mine que rien ne les atteint, laissant leurs sentiments s'effacer, prenant le risque que plus jamais ils ne s'expriment tant s'exposer à la douleur n'est plus dans leurs visées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, on pourrait souhaiter être un ange auprès de ces âmes meurtries. Pas pour s'envoler, non, cela serait du plus mauvais goût. Certaines blessures prennent du temps à se refermer, et un mouvement trop rapide ne ferait que les rouvrir stupidement. Non, un ange, simplement, majestueux et inspirant le repos de l'âme... Un ange qui pourrait déployer ses ailes d'une blancheur parfaite et protéger celui qui souffre, celui qui pourrait profiter d'un cocon douillet pour se reconstruire.&lt;br /&gt;Mais l'ange peut aussi être démon. S'il possède également des ailes, qui protègeront tout également, lui n'est pas vierge de toute arrière-pensée, et rien ne sera gratuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Subtil équilibre. Masques et gestes calculés ou candeur et dévotion sincère?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question ne se pose pas. Nous ne sommes que des hommes, et il n'en est aucun pour être de ces extrêmes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-3821951419269866496?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/3821951419269866496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=3821951419269866496' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/3821951419269866496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/3821951419269866496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/10/ailes.html' title='Ailes.'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-153745525548669986</id><published>2008-09-09T00:26:00.001+02:00</published><updated>2008-09-09T00:26:53.645+02:00</updated><title type='text'>Langueur</title><content type='html'>Ce soir, il écrit sans la moindre énergie. Son corps réclame le sommeil, et pourtant, il éprouve le besoin de coucher par écrit ce qu'il ressent, peut-être pour exorciser le malaise qu'il perçoit au plus profond de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fatigue est essentiellement physique, et largement compréhensible. Des jours comme ceux qu'il a vécu laissent des traces, et elles sont loin d'être incohérentes... Cependant, se mêle à cette saine dépense physique comme une sorte de langueur, de paresse de l'esprit qu'il ne peut s'empêcher de noter. Alors il prend sa plume virtuelle, et tente de placer les mots adéquats sur ses sensations, peut-être pour mieux les comprendre, et ainsi plus rapidement en faire son deuil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Magie. Les derniers jours avaient les traits de la magie. Une ambiance toujours agréables, des rires et des sourires, et surtout un plein investissement du quotidien. Est-ce simplement la descente qui se montre difficile? Il n'a jamais eu de mal à revenir à la réalité, auparavant. Il ne voit pas pourquoi cela changerait. Serait-ce à cause de l'intensité de l'instant? A moins que ce ne soit le dur retour à ce qu'il aurait préféré oublier? Qui sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, il y a les faits. Son Espoir n'a plus la moindre raison d'être, il le sait et s'apprête à en oublier la teneur. Il ne peut faire autrement s'il désire n'entraver personne, il craint trop de gâcher des moments par sa simple présence, par les implications qu'elle engendre. Celui qui pense qu'un sentiment vrai triomphe toujours se trompe : la dualité impose la frustration, l'échec... La tristesse.&lt;br /&gt;Cela, il doit encore s'y faire, même s'il ignore encore quelle sera sa méthode. S'éloigner de ce dont on désire plus que tout n'est pas chose aisée, surtout quand le Temps donne raison aux intuitions.&lt;br /&gt;Pas un regard, pas un mot. Cruel peut-être, mais juste... Il ne pourra prétendre avoir été leurré. Tout était là, et il ne voulait le voir. Tant pis pour lui d'y avoir cru, envers et contre Tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viennent enfin les grandes interrogations. Pour lui, le temps de l'action sonne à la porte, il lui faut prendre les devants et ne plus s'oublier dans l'instant. Faire face à ses choix, les transformer en une réalité qui lui convienne, voilà qui ne sera pas une mince affaire, et s'il s'en sent parfaitement capable et prêt, les doutes et peut-être l'appréhension se montrent des ennemis bien difficiles à affronter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre un homme. Voilà ce qui pose problème. Pour le première fois, pleinement et définitivement, il doit abandonner les traits de l'enfance bien dissimulés pour la stature et la détermination de l'homme qu'il se doit de devenir. Le rêve de rester toujours petit est mort, enterré. Si cela ne l'attriste pas, cela le touche, forcément. La nostalgie et le regret de n'avoir pu profiter plus longtemps et plus intensément de l'Insouciance font leur apparition pour laisser un goût de cendre sur ses lèvres. Peut-être vient-elle de là, cette langueur traîtresse et assassine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, il est prêt. Prêt à tout, comme à rien. L'existence suit son cours, et les trains en marche sont légions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à choisir le bon... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Am-Stram-Gram...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-153745525548669986?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/153745525548669986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=153745525548669986' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/153745525548669986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/153745525548669986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/09/langueur.html' title='Langueur'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-4559504555058156255</id><published>2008-09-03T13:05:00.002+02:00</published><updated>2008-09-03T13:08:44.469+02:00</updated><title type='text'>Un cadeau</title><content type='html'>De ceux qu'on n'attend pas... Un texte qui touche, qui inspire...&lt;br /&gt;Je ne pleure jamais, c'est comme ça. Quelque chose doit simplement mal fonctionner en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, quelques larmes ont émergé hier soir, en lisant et relisant ce texte.&lt;br /&gt;Parce qu'elle a pu exprimer ma blessure plus justement que je ne le ferai jamais.&lt;br /&gt;Parce qu'elle sait comment faire pour rendre la douleur plus douce, et lui donner les couleurs de l'espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Caro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Père et Fils&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mots couchés à l’encre du cœur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des pleurs d’enfant longtemps étouffés,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des maux de l’âme qui avec stupeur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trouvent un exutoire où s’exprimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps il a erré, a cru se fourvoyer,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car jamais en Ses bras il ne trouvait asile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etait-il décevant, inférieur, singulier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou était-ce cet Autre qui était malhabile ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de place pour deux dans ce foyer de cristal,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où le mal d’aimer se transmet en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devait mourir ou tuer son rival,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Condamné à souffrir pour racheter Son absence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il choisit l’affrontement, sans certitude aucune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette rupture brutale allait-elle le sauver ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou remplirait-elle son être d’une telle rancune,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’à jamais de cet Autre il serait prisonnier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courageux à souhait, abîmé tout autant,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il renaît aujourd’hui et s’ouvre à la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette peau diaphane qu’il revêt maintenant,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est vierge de peurs et d’espoir emplie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les fantômes reviennent, il doit le savoir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profitant des peines et des incertitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois elle sait qu’il détient le pouvoir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’accepter en son être les vicissitudes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un amour délétère qui l’a tant fait choir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s’il a déjà trop souffert, il devra franchir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière épreuve qui ébranlera ses jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle d’aimer un autre qui a tout à offrir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière épreuve, c’est d’être père à son tour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-4559504555058156255?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/4559504555058156255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=4559504555058156255' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4559504555058156255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4559504555058156255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/09/un-cadeau.html' title='Un cadeau'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-2002475898192579650</id><published>2008-09-03T00:15:00.002+02:00</published><updated>2008-09-03T00:19:11.554+02:00</updated><title type='text'>Masque</title><content type='html'>Mi-ange, mi-démon. Chaque personne possède de multiples facettes, mais bien souvent, il aime à croire que sa gémellité l'a particulièrement bien armé pour faire face à toutes situations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, certains instants sont plus difficiles que d'autres. Pris par surprise, il pense rejoindre un Trois annoncé et découvre un Quatre qu'il avait pressenti, quelque part. Ce Quatre. Aucun autre.&lt;br /&gt;Une pulsion lui crie de fuir. Ce ne serait pas bien difficile, il a appris à mentir quand c'était nécessaire. Il déteste le faire, laissant cette capacité aux souvenirs et aux moments les plus durs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se dresse alors, fier et décidé, un demi-sourire triste vite dissimulé sous les gouttes de pluie. Il fera face, peu importe le manque de prévenance dont il a été fait preuve. Se montrer un hôte correct, voilà qui devrait être dans ses cordes.&lt;br /&gt;Et ça l'est. Rapidement, le Masque se pose sur son visage, et il redevient Celui qui Souffrait : un peu acide, toujours l'air de rire, affichant une insouciance dissimulant efficacement la profondeur de ses sentiments. Ceux-là n'ont plus voix au chapitre. Il doit les effacer, pour un temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne veut pas redevenir celui qu'il a été. Le gris et le plat ne sont plus à son goût. On pourrait croire à un ange, drapé de bonnes intentions, et pourtant, c'est le démon qui agit, manipule, dissimule et fait croire. Naturel. Si naturel. Le jeu est facile, et l'écran de Fumée tient bon. Il pourrait même faire croire qu'il apprécie l'instant, que la compagnie est agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sitôt la confidence possible, le Masque tombe et la Confidente soupire. Elle le pensait prévenu, regrette de le voir ainsi. Pour quelques minutes, loin des regards, il redevient lui-même. Bien-être. Les sentiments sont durs, cruels, mais il ne les abandonnerait pour rien au monde. Plus jamais. Une chose positive? Il note l'empathie de celle à qui il se confie. Se connaître si peu, et pour autant, comprendre aussi bien... Si la note agréable doit être trouvée, elle n'est nulle part ailleurs : il espère pouvoir chérir cette amitié naissante précieusement, touché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à la scène. Jouer des rôles est une seconde nature, sourire est facile. Il se rappelle avec amertume le temps où la monnaie était courante, où il soupirait si fort qu'il dut sacrifier un ami. Du chaos, il n'en veut plus. Le Démon l'aidera à aller au bout de la soirée, et il se promet de ne plus s'y laisser prendre. Place nette, que personne n'ait à souffrir de ce qu'il ressent. Et surtout pas l'Une. L'ironie n'en serait que trop amère. Il n'est pas à sa place, et elle n'aura pas le courage de le repousser complètement. Il espérait y voir une porte ouverte, mais il sait qu'il ne s'agit que de cette trop grande bonté dont elle fait preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le repas s'achève, le temps a filé suffisamment vite pour qu'il puisse s'éclipser. Il en prend donc le parti, glissant au hasard d'un duo les quelques mots nécessaires à l'Une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marchant en rue, il repense à ce qui gît au fond de son sac. Ironie du sort. Et pourtant, rien n'a changé pour lui, il se sait Phénix, son âme brûle toujours. Peut-être, un jour. Mais en attendant, la solitude de l'écriture l'attend, et son pas s'accélère, pressé qu'il est de poser son sac sur l'écran scintillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis c'est la surprise. Des mots lancés par celle qu'il a tant attendu... Des mots touchants, que seule Elle aurait pu écrire. Il soupire, sourit. Les larmes ne sont pas dans sa nature, il aimerait croire que c'est physiologique. Et pourtant, elle les arrache, timides mais présentes. Elle sait ce qui, plus que tout, le touche. Elle sait utiliser les mots qui poseront sur la vieille plaie le cataplasme rassurant. Elle. Les coïncidences sont parfois bien cruelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il relit les mots, sourit, et se lance dans l'Ecriture. Il n'essaie pas de structurer, il raconte. Et finalement, comme toujours, le résultat lui déplaît. Mais il sait que s'il veut un jour apprécier son travail, il doit s'exercer. Alors il s'expose. Encore une fois. Non qu'il aime qu'on le regarde. Mais l'inspiration est là, et le Rituel doit s'accomplir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Démon l'a quitté. L'Ange retourne aux mots qui l'ont pris par surprise, puisant la Paix.&lt;br /&gt;Merci.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-2002475898192579650?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/2002475898192579650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=2002475898192579650' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2002475898192579650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2002475898192579650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/09/masque.html' title='Masque'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-7915529008751172211</id><published>2008-09-02T00:51:00.002+02:00</published><updated>2008-09-02T01:07:06.720+02:00</updated><title type='text'>Coïncidences</title><content type='html'>Je n'ai pas envie de passer pour ce que je ne suis pas. Et mes textes actuels prennent une tournure qui me déplaît, non parce qu'ils ne relatent pas ce qui me touche, mais parce qu'ils tournent un peu trop autour d'une seule partie de cette entité complexe qu'est votre humble serviteur. Ce soir sera donc le théâtre d'un texte en apparence plus léger... Mais qui, peut-être, vous mènera à des réflexions amusantes. Non que je sois intimement convaincu que mes propos fassent sens... Simplement, l'idée mérite d'être envisagée sous cet angle, du moins c'est ma conviction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Have fun !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous jamais pensé que les choses, quelle que soit la façon dont vous les envisagiez, ont la fâcheuse tendance à se produire de manière inattendue?&lt;br /&gt;Quand j'étais plus jeune, j'avais remarqué que, peu importe la manière dont j'appréhendais un événement, si je prenais le temps de l'envisager sous tous les angles, il prenait toujours une tournure surprenante, à laquelle je n'avais pas songé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Si bien qu'au bout d'un moment, j'ai fini par arrêter de faire des calculs, tant il devenait frustrant de me tromper. J'avais même peur, je dois bien l'avouer, de gâcher mes chances de voir le hasard faire en sorte que tout se passe bien. &lt;br /&gt;Rien que parce que j'avais voulu tabler dessus. Etrange superstition, de refuser de penser au futur de peur de passer à côté des joies les plus simples, des dénouements les plus heureux, juste pour en avoir envisagé la probabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, c'est bien la méthode que j'ai employé pour enterrer le problème, tant l'expérience m'avait donné raison. Et aujourd'hui, alors que je réfléchissais à un sujet d'écriture qui sorte un tant soit peu de mes petits problèmes romantico-sentimentaux, j'ai repensé à cette phrase que me disait mon père avec un demi-sourire. Une phrase qui, au final, résume assez bien mon état de pensée, ou plutôt, si je prends le point de vue des plus cartésiens d'entre nous, explicite de manière claire à quel point je dois être un idéaliste ingénu. Et si je prends le temps de regarder en arrière, maintenant que je ne me ronge plus les sangs en méditant sur les issues possibles d'une situation en devenir, je suis beaucoup plus mieux dans ma peau. Dans tous les cas donc, le phantasme dont sont issues ces lignes aura eu son utilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons au centre du problème. N'avez-vous jamais eu l'impression d'avoir envie de parler à quelqu'un, d'avoir besoin de vous confier à propos d'un sujet très précis, et de tomber par hasard sur la bonne personne au bon moment ? De vous promener dans la rue en étant certain de tomber sur l'un de vos amis... et de rencontrer certes une connaissance, mais à laquelle vous n'auriez jamais pensé?&lt;br /&gt;N'avez-vous jamais pensé au fait que, ne serait-ce que parce que vous avez eu une chance incroyable à un moment ou à un autre, on vous rendait la monnaie de votre pièce par une somme de petites malchances anodines?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si le fait d'avoir son bus juste à temps était en corrélation directe avec l'attente interminable que vous avez subi à la caisse de votre supermarché? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tendance à être sensible à ces choses. Et à dire vrai, j'ai l'intime impression que quand quelque chose compte vraiment pour moi, peu importe les forces que j'investirai dans le projet, les choses se passeront bien. A l'inverse, j'ai très souvent la sensation que certains aboutissements ne me sont pas destinés et que quoi que je puisse faire, ils resteront hors de ma portée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot est lâché. Destiné. Les quelques phrases anodines dont je me suis servi laissent entendre que quelque chose, quelque part, ferait en sorte de me guider sur un chemin dont je ne connais rien, pour une destination qui me restera inconnue jusqu'à ce que j'y parvienne. Est-ce simplement parce que je n'ai aucune idée de ce que je vais faire de mon existence qu'une partie de moi invente des signes me permettant de croire à autre chose qu'au hasard?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ignore. Et à dire vrai... Je ne pense pas qu'une réponse claire et définitive m'intéresse réellement. Les choses suivent leur cours, je n'ai pas l'impression d'être totalement maître des événements et je ne suis pas certain que cela me gêne. Je ne suis pas un grand fan du contrôle, de la préméditation. Je fais les choses parce que je sens que je dois les faire, et je ne les fais pas quand je ne les sens pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis même pas sûr d'avoir envie de savoir si, oui ou non, je suis sous la coupe d'une quelconque volonté supérieure qui me guide vers un ici, ou un là. Je suis mon chemin, je vais dans la direction qui me semble sympathique non parce que je l'ai calculée, mais parce que je l'ai ressentie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai largement de la place pour l'erreur, et je ne crois pas que j'utiliserai ces pensées comme excuses en cas de catastrophe. A dire vrai, pourquoi parler de Destin ou de Divinité quand il peut s'agir simplement de mon esprit innocent et idéaliste qui voudrait que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, il reste cette phrase, que je n'abandonnerais pour rien au monde. Parce que quelle que soit la réponse à ce que je me refuse à formuler comme une question, sa simplicité m'évoque à chaque fois des souvenirs amusants.&lt;br /&gt;« Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des coïncidences. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-7915529008751172211?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/7915529008751172211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=7915529008751172211' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7915529008751172211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7915529008751172211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/09/concidences.html' title='Coïncidences'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-133904929522427622</id><published>2008-09-01T19:10:00.002+02:00</published><updated>2008-09-01T19:14:36.475+02:00</updated><title type='text'>Tourment</title><content type='html'>L'écriture est, dit-on, l'un de ces remèdes particuliers destinés à l'âme. &lt;br /&gt;Exorciste, elle permet de coucher ce qui nous ronge, d'éviter de nous détruire par ces flots de pensée qui nous submergent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est assis à table, dans la demi-obscurité d'une grande pièce. La soirée a pris fin, et pour autant, il lui reste une chose à faire, qu'il ne pourra éviter s'il veut rejoindre Morphée. &lt;br /&gt;Inscrire, sur cet écran scintillant, les mots qui fourmillent au plus profond de son être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le coeur serré qu'il entend la porte s'ouvrir. Quelqu'un viendra-t-il troubler sa quiétude? Le processus créatif exige de la solitude, un vide où rien ne peut distraire de l'objectif qu'on s'est fixé. &lt;br /&gt;Lorsqu'elle s'approche et passe ses bras autour de lui, faisant glisser ses mains sur son torse, c'est à peine s'il peut encore respirer. Il n'est pas de plus douce torture que l'espoir de ce qui pourrait être, et avant qu'elle ne prenne la parole, il se prend à rêver, s'accroche à cet instant et n'en désire pas la fin, tant il sait au fond de lui que les mots qui suivront ne seront pas de son goût.&lt;br /&gt;Il n'a jamais connu pareille douceur. &lt;br /&gt;Poignardant au plus profond de son coeur, elle le touche néanmoins par les mots mettant un terme à ses ambitions les plus folles. Comment dès lors comprendre le message? Il reste paralysé. Son esprit lui-même ne semble pas capable de continuer à penser. &lt;br /&gt;Détresse, et pourtant, il savoure cet instant qu'ils partagent, que personne ne pourrait leur voler. Il existe à ses yeux, alors même qu'il se demandait si elle les avait jamais posé sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n'existe pas comme il le voudrait. Cela, ils le savent tous deux, et il ne sait pas comment le dire. Maladresse. Maladresses. Il la laisse partir, puis revient à elle. Maladresse. Il ne peut exprimer pleinement ce qu'il ressent. Alors les mots se perdent, abandonnant au trouble la cohérence espérée, la maîtrise qu'il voulait afficher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne maîtrise rien.&lt;br /&gt;Il vit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, il ne sait plus que faire. A l'évidence, le bon sens exigerait de lui qu'il se retire, qu'il n'entrave pas une route qui n'est pas la sienne par un désir inopportun. Elle a des sentiments, il se doit de les respecter, de ne pas la brusquer par des approches inutiles.&lt;br /&gt;Et pourtant, il ne sait comment se résoudre à cette idée. &lt;br /&gt;Son âme entière lui crie de rester proche, de faire en sorte d'offrir à cette dame ce qui, à son avis, lui appartient : la poésie, la beauté des instants, tout ce qui provient d'elle mais n'émane que de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egoïsme, sentiment amoureux ou simple égarement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne sait pas. Il n'a jamais su.&lt;br /&gt;Et il ne sait toujours pas que faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou plutôt, ce qu'il sait être son devoir, il n'arrive pas à s'y résoudre.&lt;br /&gt;Faudra-t-il qu'elle répète, une nouvelle fois, ce qui pourtant a été dit, ce qu'il sait pertinemment?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il la savait gênée, empoisonnée par lui, il agirait. Dans l'ignorance, il ne peut qu'espérer.&lt;br /&gt;Et vivre, encore et toujours. Car on aurait tort de croire que le tourment est un mal dont il faut se protéger coûte que coûte. S'immergeant au sein de cette rage qui lui dévore le ventre, il ne se sent que plus vivant, plus conscient de lui-même et de ce qu'il est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle ne lui apporte qu'une seule chose, ce sera celle-là. Et cela en aura valu la peine, cent fois, mille fois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sentir, ressentir, des parfums qu'il est bon respirer à nouveau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-133904929522427622?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/133904929522427622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=133904929522427622' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/133904929522427622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/133904929522427622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/09/tourment.html' title='Tourment'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-2470328633489074783</id><published>2008-09-01T18:41:00.001+02:00</published><updated>2008-09-01T18:44:17.738+02:00</updated><title type='text'>Espoir...</title><content type='html'>Le temps s'effiloche lentement. &lt;br /&gt;La musique rythme l'instant, le partage se fait doucement, la complicité du Deux accueille le Trois.&lt;br /&gt;Ils sont hors du monde, dans un espace où nul ne pourrait les atteindre... &lt;br /&gt;En un lieu où seul le Vent a voix au chapitre, rappelant aux rêveurs leur chair et leur sang. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les notes se succèdent au détour des volutes de fumée, et la nuit prend les couleurs des joies et des peines que d'autres ont écrit. &lt;br /&gt;Il n'est rien d'autre que la paix, la plénitude, émaillées de rires et de souvenirs qui offrent une teinte particulière aux mots repris en rythme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant il n'est pas un instant sans qu'il ne pense. Pas un instant où son regard ne reste attentif, hors de la sphère, aux petits détails qu'il espère sans se permettre d'y croire. La magie de l'instant, il ne pourra en jouir pleinement, son âme errant ailleurs, en des lieux interdits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatalité, Destin... De grands mots vides de sens. &lt;br /&gt;Il ne s'agit que de la vie, belle dans sa cruauté, fragile dans sa force, pleine de ses méandres qui la rendent unique. Une vie merveilleuse, où il n'est qu'une seule chose qu'on ne pourra lui ôter : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l'Espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est des gens pour croire qu'il est cruel, sans pitié. Il broie les coeurs, annihile les volontés, détruit tout sur son passage, même ceux qui pensent pouvoir lui résister. Il n'est rien moins qu'un poison, une petite mort qui ne peut que se révéler fatale lorsqu'il se voit déçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que? Contre vents et marées, il s'offre le luxe d'espérer. Finalement, l'espoir, n'est-ce pas aussi accepter ce qui est, et prendre le parti de ce qui sera? &lt;br /&gt;Un espoir vrai ne se révèle que lorsque plus rien ne l'alimente, que plus aucun doute n'est permis. Il est là, faible, prêt à s'éteindre, et pourtant son coeur bat, non de la joie de la victoire, mais de cette force qui émane de l'autre, de cette impossibilité qui un jour, peut-être...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être a-t-il réussi à la toucher. Du bout des doigts. Comme une caresse diaphane, que l'on oublie un temps. Et qui renaît plus forte sans crier gare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être. Mais peut-être pas. Et dans ce cas, il n'y aura pas de scandale, pas de cri. Un peu de détresse, des mots maladroits, des gestes qu'on regrettera de n'avoir pas posé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sentiments négatifs n'ont pas cours. Il n'y a que la beauté, et la douceur. Précieuses, il ne les laisserait corrompre pour rien au monde. Il sera perdant, mais avec panache, de ceux qui se retirent parce qu'ils n'ont pas leur place et non parce qu'on les a rejetés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les sentiments étaient un virus, il s'armerait d'une seringue, sûr de frapper au bon endroit. Si les sentiments étaient une passe d'armes, il donnerait jusqu'à ses dernières forces pour emporter la victoire. Si les sentiments étaient poésie, il redoublerait d'ardeur pour toucher, pour éblouir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'alchimie est secrète, toujours approchée, jamais dévoilée.&lt;br /&gt;Dès lors, il lui reste l'Espoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-2470328633489074783?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/2470328633489074783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=2470328633489074783' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2470328633489074783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2470328633489074783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/09/espoir.html' title='Espoir...'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-8159420710252319751</id><published>2008-09-01T18:40:00.001+02:00</published><updated>2008-09-01T18:40:48.770+02:00</updated><title type='text'>Silence</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La musique a ses vertus. Elle détend, occupe l'esprit, permet de nous échapper, de penser à « autre chose », en somme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et quel bonheur!  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Qui n'a jamais pris le métro, assailli de toutes parts par les bruits alentours, pour finalement se souvenir de cette petite chose gisant au fond de sa poche, cet instrument de bonheur qui lui offrirait l'évasion de l'instant?  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Qui oserait prétendre n'avoir jamais, en proie aux folies de la réflexion, monté le son pour s'en extraire, apaiser son âme et revenir à l'Essentiel?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Celui-là ne peut prétendre avoir vécu. La musique est un don, une bénédiction qu'il nous faut chérir...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais une béquille, aussi.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Qu'il s'agisse de feuilles de tabac finement découpées et grillées, poison salvateur, d'une discussion sur le Tout et le Rien, ou encore quelques notes de musique captées et amplifiées, tout cela, finalement, n'est que fuite.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un mal, pour autant? Certes non. Mais une fuite, indubitablement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le silence trouble, dérange. Tout comme cette image, neutre et si dérangeante, que nous offre le miroir après quelque méfait. Il est vide, creux de toutes parts, ne laissant aucune prise à l'occupation, aux détournements. Faire face est parfois bien difficile... Et pourtant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Peut-on se sentir plus en paix avec soi-même que dans le silence le plus profond? Peut-on être plus à l'écoute de son âme, de son coeur lorsqu'il n'est pas un son pour vous ramener aux dures réalités de l'existence?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mieux. Le silence est un bien rare, qui ne se laisse partager que trop rarement. Faites face à vous-mêmes, plongez-vous dans le silence, ressortez-en plus fort, plus sûr que vos pas vous mèneront dans la bonne direction.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Puis offrez ce silence. Parler est simple... Ne rien dire, souvent, coûte bien plus cher.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Trouvez ceux qui, dans la tempête, s'accorderont à vos silences.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils sont d'Or.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-8159420710252319751?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/8159420710252319751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=8159420710252319751' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8159420710252319751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8159420710252319751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2008/09/silence.html' title='Silence'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-1018661562836932240</id><published>2007-11-01T00:45:00.001+01:00</published><updated>2007-11-01T00:47:16.627+01:00</updated><title type='text'>Et voilà...</title><content type='html'>Voilà, à quelques exceptions près, les textes que j'ai pu retrouver et qui remontent, pour la plupart, à plus d'un an. Le dernier publié étant le seul pour lequel j'ai ressenti le besoin d'une modification en profondeur, je pourrais presque dire qu'il s'agit d'un " nouveau "... Il me servira d'excuse pour ne rien fournir de véritablement neuf ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à l'avenir de faire son chemin, et à de nouveaux textes d'entrer dans la danse !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-1018661562836932240?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/1018661562836932240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=1018661562836932240' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1018661562836932240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1018661562836932240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/11/et-voil.html' title='Et voilà...'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-8795282668391907984</id><published>2007-11-01T00:21:00.000+01:00</published><updated>2007-11-01T00:33:21.640+01:00</updated><title type='text'>Pour un Baiser...</title><content type='html'>Deux personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à face qui, aujourd'hui, mourra.&lt;br /&gt;Chacun, une main ouverte, verticale, devant eux. Les doigts, à chacun son alter ego, se toucheraient presque.&lt;br /&gt;Les regards sont intenses, multiples, de cette discussion que l'instant, seul, leur permet d'échanger.&lt;br /&gt;Souffle d'éternité.&lt;br /&gt;Une autre main s’avance, lentement. Débute sa course par le bas pour remonter, lointaine et fourbe. La paume se tourne de la terre vers le ciel,  s’arrête à hauteur du cou. Un doigt se tend, frôle la nuque.&lt;br /&gt;Frisson.&lt;br /&gt;Les regards brûlent, les respirations sont profondes, intenses.&lt;br /&gt;D’une caresse, le fraudeur descend vers le menton, attirant de toute la force de sa douceur le beau visage droit dans le piège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux se ferment.&lt;br /&gt;Le cœur bat un peu plus vite, puis se fige.&lt;br /&gt;Les lèvres s’entrouvrent.&lt;br /&gt;Volupté. Douceur. Passion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-8795282668391907984?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/8795282668391907984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=8795282668391907984' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8795282668391907984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/8795282668391907984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/11/pour-un-baiser.html' title='Pour un Baiser...'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-1248802867390224671</id><published>2007-11-01T00:17:00.000+01:00</published><updated>2007-11-01T00:20:38.381+01:00</updated><title type='text'>Lâcher prise</title><content type='html'>Ses yeux sont clos, sur l’infini. Il n’essaie pas de voir, il n’essaie pas d’entendre.&lt;br /&gt;Cette volonté de maîtrise le pèse... Jouer un rôle est certes fort amusant, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un effort permanent. Pour quelques minutes, il prendra le temps de se laisser glisser, il fera venir à lui le monde sans la moindre volonté de compréhension et l’accueillera comme un fils qui se retrouve, après une longue absence, au creux des bras de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soulagement. Déjà, il sent qu’il peut inspirer plus profondément. Des voix se font fortes au loin, et il s’en faut de peu pour qu’il perde le sens de ces mots jetés dans la violence d’une existence pour une autre. Perdre ce réflexe d’analyse n’est pas seulement difficile, il demande d’accepter l’inconnu, de pouvoir se laisser surprendre et d’oublier ses peurs. Quand on passe une grande partie de sa vie à bâtir des murailles qu’on finit par juger indestructibles, en revenir au concept de libre aller et venue n’est pas une mince affaire… Et pourtant, c’est bien ce qu’il sait vouloir faire. Peu importe le temps que cela pourra lui demander.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses pensées vagabondent, pourtant il sait que ses divagations sont bien trop intellectuelles pour arriver là où il désire parvenir.&lt;br /&gt;Faisant fi des voix des hommes comme de la sienne, les yeux toujours fermés sur un monde qu’il désire percevoir sous un autre jour, il se concentre sur le chant des oiseaux de ci de là, du souffle du vent, de ce qu’il fait frémir dans les arbres et dans la plaine. Le sentiment de détente augmente, ses traits se relâchent. A-t-il tellement l’habitude de se pourrir l’existence qu’un moment aussi simple puisse avoir un effet aussi bénéfique sur lui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une goutte d’eau tombe sur son visage. Ses traits se crispent, il grimace. Même si son esprit semble apaisé, son corps n’accepte toujours pas la détente. Sans s’y laisser frustrer, sans même bouger d’un pouce, il tente de ne plus penser à rien, de laisser couler l’esprit dans le corps pour lui imprimer cette immobilité tranquille qu’il véhicule. Il se sent bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-1248802867390224671?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/1248802867390224671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=1248802867390224671' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1248802867390224671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1248802867390224671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/11/lcher-prise.html' title='Lâcher prise'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-5892063678187275886</id><published>2007-11-01T00:11:00.000+01:00</published><updated>2007-11-01T00:12:55.521+01:00</updated><title type='text'>Soupirs</title><content type='html'>Quelques mots, couchés sur le papier.&lt;br /&gt;Quelques mots, pour oublier…&lt;br /&gt;Quelques mots, pour exorciser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ? Il ne sait pas. Ou plutôt, il sait trop bien.&lt;br /&gt;Un jeu dangereux. Ce jeu divin !&lt;br /&gt;Est-ce un début d'Eveil des sens, qu'il ressent là ?&lt;br /&gt;Est-ce un début de Cœur qui bat, qu'il perçoit là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sourire. Illusions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Magnifiques illusions, mais il  refuse d’y croire.&lt;br /&gt;Le monde est gris, et lui sans gloire.&lt;br /&gt;Plusieurs fois, il y a cru.&lt;br /&gt;Une fois, il a attendu.&lt;br /&gt;Et attendu. Et attendu.&lt;br /&gt;C'est ce malaise qu'il vit dans l'instant,&lt;br /&gt;Ce mal qui l'a touché il y a si longtemps,&lt;br /&gt;Qui le rattrape, mémoire d'antan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On construit des murs.&lt;br /&gt;On crée une carapace.&lt;br /&gt;Pour protéger une blessure&lt;br /&gt;Pour trouver meilleure place ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt, pour la laisser suppurer.&lt;br /&gt;Plutôt, pour ne jamais faire face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est là. Il le sait. Comment faire ?&lt;br /&gt;Est-ce que cette magie qu'il espère,&lt;br /&gt;Cet aspect mystique qu'il attend,&lt;br /&gt;Pourrait bien exister, vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, il ne veut pas savoir. Il préfère espérer.&lt;br /&gt;Mais cela, il doit encore tout simplement, l'accepter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-5892063678187275886?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/5892063678187275886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=5892063678187275886' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/5892063678187275886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/5892063678187275886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/11/soupirs.html' title='Soupirs'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-1045875005070775535</id><published>2007-10-31T23:59:00.001+01:00</published><updated>2007-10-31T23:59:19.626+01:00</updated><title type='text'>Mystère</title><content type='html'>La pluie ne fait pas plic ploc. Perrine n’a jamais compris pourquoi on assimilait ces deux mots à la pluie. La pluie, c’est une caresse, c’est une chanson tantôt murmurée, tantôt hurlée par le vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, la pluie frappe la fenêtre à petits coups réguliers. Pourquoi voudrait-elle entrer ? D’ici, on ne veut que sortir, tout le monde sait ça. Peut-être veut-elle l’aider à s’échapper ? En tous cas, ça ne marche pas. Aucune importance, elle finira par y arriver. Elle n’est pas seule. Il l’aide. Il est gentil. Il ne parle pas, mais travaille tant que son petit corps le soutient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maman dit que les monstres ne sortent pas quand il pleut. Peut-être qu’elle pourra finir ce soir, alors. Ce serait chouette ! Maman ne sera pas contente, c’est vrai… Mais on s’ennuie, ici. Perrine pose son regard alentour. Un lit, sommaire. Une armoire, ses quelques vêtements. Un vieux tapis, rouge, écorné. Quatre murs. Gris. Tristes. Lui, qui se repose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face du lit, la fenêtre. De l’autre côté, il y a des choses qui sortent du sol et s’étendent en corolles. Elle en a parfois vu d’autres, comme Lui, qui allaient et venaient. Mais ils ne semblaient pas s’intéresser à elle, alors elle les a vite oubliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux de Perrine pétillent. Elle s’avance vers le quatrième mur, celui qui soutient la pesante armoire. Qu’elle est grosse, celle-là ! Si le mur n’était pas là, elle est certaine qu’elle serait déjà tombée sur le dos depuis longtemps. Elle non plus ne dit rien. Elle la regarde, d’un drôle d’air. Perrine sait qu’elle n’est pas d’accord, mais elle n’a pas le choix. Il faut lui faire confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accroupie, elle avance son doigt vers le Gris. Caché par la dondon, un trou. Minuscule. Il n’y a que Lui qui soit capable de cela. Elle ne sait pas encore comment elle fera pour se faufiler par là, mais elle y arrivera. Maman dit que le Soleil montre quand il faut dormir, et quand il faut travailler. Dès que Perrine verra le Soleil par là, c’est qu’elle aura atteint l’Autre côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se demande bien ce qu’il y a, de l’autre côté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-1045875005070775535?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/1045875005070775535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=1045875005070775535' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1045875005070775535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/1045875005070775535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/10/mystre.html' title='Mystère'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-2237431128157684361</id><published>2007-10-31T23:51:00.001+01:00</published><updated>2007-10-31T23:51:23.048+01:00</updated><title type='text'>De Faille en Faille</title><content type='html'>Impression d’être minuscule.&lt;br /&gt;Il est à sa place, au sein d’une armée dont le nom est oublié depuis trop longtemps. D’autres lui font face.&lt;br /&gt;Eux aussi ont oublié quelle cause ils servaient au juste. Peu importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La finalité est de vaincre. Elle seule mérite tous les sacrifices, même le plus extrême. A vrai dire, il sait bien que le combat finira en mêlée confuse. Les tabards gris se tacheront de rouge, tous n’auront plus en tête que de rester seul, victorieux.&lt;br /&gt;Ses choix peuvent paraître conventionnels. Une épée, un bouclier. Une cotte de mailles. Bien sûr, la créativité peut être une force, les outils innovants pouvant amener la force de la nouveauté. Qui finit invariablement par lasser. Lui maîtrise tant bien que mal la base, les techniques éprouvées, essayant d’y injecter son empreinte. La subtilité se situe dans la formule, et dans la présentation… Le contenu, quoi qu’on y fasse, est toujours le même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maîtrise n’est de toutes façons pas un gage de réussite. Bien souvent, des coalitions se forment rapidement pour venir à bout des plus grosses pointures. Garder profil bas… Se montrer d’une constance irréprochable, savoir surgir de là où l’on n’est pas attendu pour trouver la faille qui mènera à une victoire sans heurts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa plus grande faiblesse ? Le Feu qui s’empare de lui, quand il enchaîne les passes d’armes. Patience est maîtresse vertu, mais il veut l’issue au plus vite, quitte à y perdre des plumes. Il sait fort bien que certains de ses échecs proviennent uniquement de son emportement. Néanmoins, il s’agit d’une force. Surprendre, désarçonner, frapper. Un coup au cœur, un seul, peut suffire. Un bon enchaînement est souvent quitte ou double. Il est joueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combat s’engage. Autour de lui, les coups pleuvent. Il se place, il attend. S’il se fend ne serait-ce qu’une fois, il ne pourra s’empêcher d’en faire trop, de se perdre. Observer, temporiser. Bouger. Trouver les appuis nécessaires, les adversaires à tenir à l’œil. Nombre de combattants présents n’ont rien à gagner. Composante essentielle. Ils n’en sont pas moins dangereux, voire indispensables. Déterminer le victorieux, ou celui qui ne le sera pas, c’est leur façon de se placer dans le monde. Garder un œil dans le dos. Les coups de poignards sont légion. Survivre, c'est glisser sur la vague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Opportunité. Surprendre. Coup de bouclier, parade à l’épée. Sortir de l’axe, utiliser les chemins de traverse. Frapper, reculer, se replacer. A bien y repenser, et même si chaque combat est différent, la Conquête pourrait être théorisée. Cela, il le craint. Il aime se sentir libre, il aime pouvoir varier les combinaisons, tenter d’en former des nouvelles, même si certaines à chaque assaut reviennent. Le tout étant que personne ne s’en aperçoive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est impossible de s’en sortir indemne. En tous les cas, il n’a jamais vu pareille situation. Au mieux, certains dissimulent… Personne n’est dupe. Sa passivité lorsqu’il ouvre le bal lui permet une longévité accrue. Parer habilement les attaques, placer son corps de façon à maximiser la protection des mailles. Où sera la faille, cette fois ? Une vilaine blessure à la jambe, limitant sa mobilité, détruisant nombre de figures de style possibles ? Un coup puissant dans le foie ou les reins, le tuant peut-être lentement, mais le désignant immédiatement comme condamné ? Un assommement, le laissant à la merci de tous ?&lt;br /&gt;Il se sait faible. Mais il s’agit du lot de chacun.&lt;br /&gt;Il fera de son mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-2237431128157684361?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/2237431128157684361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=2237431128157684361' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2237431128157684361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/2237431128157684361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/10/de-faille-en-faille.html' title='De Faille en Faille'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-4379180232760149448</id><published>2007-10-31T23:31:00.001+01:00</published><updated>2007-10-31T23:31:59.969+01:00</updated><title type='text'>Grain de Sable</title><content type='html'>Il est là… L’univers devant lui. A vrai dire, il ne sait pas trop ce que ça peut bien dire, ni même exactement ce que ça représente. Le monde qu’il voit, les gens qu’il croise, tout semble se mouvoir et le laisser, lui, immobile au milieu de la tourmente. Qu’en est-il, finalement ? Peut-être son angle de vue est-il mauvais ? Il sait que nombre des gens qu’il rencontre pêchent par cette faiblesse, l’assurance de la supériorité. Celui-là même qui lui a tout appris semble avoir sombré dans ce travers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdu. Perdu au sein d’une immensité dont il ne mesure pas l’ampleur. Immergé dans un mécanisme dont il ne saisit pas le moindre rouage, dont il ne peut voir l’ensemble sans y perdre la vue comme le reste. Comment développer une vision qui ne soit pas fausse, tout en admettant qu’on ne peut connaître l’ensemble des données ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sait fort bien qu’attendre d’en savoir plus n’est pas une option. Et pour cause : pendant longtemps, il a attendu. Et rien, strictement rien n’est venu. Quoi de plus logique, à la réflexion ? Si, pour que la Vie dévoile son mystère, il suffisait de s’asseoir dans l’herbe et méditer, nombre de fainéants auraient percé les secrets depuis des siècles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’en est rien. Il lui a fallu se relever, se forcer à lutter contre ce vent qui semble le clouer au sol, lui conseiller de se reposer, encore et encore. Mensonge. Et pourtant, il est si facile de se laisser porter… Comment ne pas songer au fait qu’il pourrait en être ainsi de la vie ? Comment ne pas écouter les conseils murmurés, quand ils le sont avec une telle force ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a toujours été de tendance contraire. Lutter, contre vents et marées, l’harasse sans l’effrayer. Apparenter la vie à un combat pourrait l’aider, mais ne se tromperait-il pas lui-même de la sorte ? la vie serait alors incompatible avec une sérénité et une paix de tous les instants ?&lt;br /&gt;Il est si facile de se perdre… Et si complexe de trouver la moindre once de lumière. Quant à savoir ensuite s’il s’agit d’un reflet ou d’un songe, ou encore de ce soleil qu’on attend sans oser y croire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ainsi, il agit. Comme un taureau, il prend ce qui traîne à sa portée et le projette de toute sa force, y donnant de son corps comme de son âme. Débauche d’énergie pour piètres résultats, la méthode n’est assurément pas la bonne. Revenir à soi, comprendre, se faire subtilité.&lt;br /&gt;Il avait banni tout cela, il va devoir y revenir. A vrai dire, l’équilibre, parole d’équilibriste, est bien complexe à préserver. Un savant mélange… de tout et de rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-4379180232760149448?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/4379180232760149448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=4379180232760149448' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4379180232760149448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/4379180232760149448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/10/grain-de-sable.html' title='Grain de Sable'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-7356547567672210682</id><published>2007-05-13T16:23:00.000+02:00</published><updated>2007-05-13T16:25:35.381+02:00</updated><title type='text'>Rudyard Kipling</title><content type='html'>Voici un poème de monsieur Kipling qui m'a beaucoup marqué, étant enfant. Je consacrerai un prochain article à une analyse personnelle de cette oeuvre, mais je me devais de le faire figurer ici, au vu des multiples conséquences qu'il a eu sur ma personne. Même si à l'heure actuelle je le regarde avec beaucoup plus de recul qu'à l'époque, il reste à mon sens empreint d'une certaine vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" If&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If you can keep your head when all about you&lt;br /&gt;Are losing theirs and blaming it on you;&lt;br /&gt;If you can trust yourself when all men doubt you,&lt;br /&gt;But make allowance for their doubting too;&lt;br /&gt;If you can wait and not be tired by waiting,&lt;br /&gt;Or, being lied about, don't deal in lies,&lt;br /&gt;Or, being hated, don't give way to hating,&lt;br /&gt;And yet don't look too good, nor talk too wise;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If you can dream - and not make dreams your master;&lt;br /&gt;If you can think - and not make thoughts your aim;&lt;br /&gt;If you can meet with triumph and disaster&lt;br /&gt;And treat those two imposters just the same;&lt;br /&gt;If you can bear to hear the truth you've spoken&lt;br /&gt;Twisted by knaves to make a trap for fools,&lt;br /&gt;Or watch the things you gave your life to broken,&lt;br /&gt;And stoop and build 'em up with wornout tools;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If you can make one heap of all your winnings&lt;br /&gt;And risk it on one turn of pitch-and-toss,&lt;br /&gt;And lose, and start again at your beginnings&lt;br /&gt;And never breath a word about your loss;&lt;br /&gt;If you can force your heart and nerve and sinew&lt;br /&gt;To serve your turn long after they are gone,&lt;br /&gt;And so hold on when there is nothing in you&lt;br /&gt;Except the Will which says to them: "Hold on";&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If you can talk with crowds and keep your virtue,&lt;br /&gt;Or walk with kings - nor lose the common touch;&lt;br /&gt;If neither foes nor loving friends can hurt you;&lt;br /&gt;If all men count with you, but none too much;&lt;br /&gt;If you can fill the unforgiving minute&lt;br /&gt;With sixty seconds' worth of distance run -&lt;br /&gt;Yours is the Earth and everything that's in it,&lt;br /&gt;And - which is more - you'll be a Man my son! "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rudyard Kipling&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-7356547567672210682?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/7356547567672210682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=7356547567672210682' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7356547567672210682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/7356547567672210682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/05/rudyard-kipling.html' title='Rudyard Kipling'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3396154308143662687.post-9215475796228241443</id><published>2007-05-12T02:06:00.000+02:00</published><updated>2007-05-12T02:10:47.791+02:00</updated><title type='text'>Méditations introductives</title><content type='html'>Ce qu'on peut en passer, du temps, à se demander quel thème sera le plus approprié, si telle photo convient, ou si tel mot ne fait pas fort tel ou tel genre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, beaucoup de réflexions pour si peu de choses... Voici un blog, créé sur une impulsion, aux objectifs pour le moins indéfinis, et à l'espérance de vie des plus floues !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut écrire. Il sera donc écrit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3396154308143662687-9215475796228241443?l=cedricdelespaux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/feeds/9215475796228241443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3396154308143662687&amp;postID=9215475796228241443' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/9215475796228241443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3396154308143662687/posts/default/9215475796228241443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cedricdelespaux.blogspot.com/2007/05/mditations-introductives.html' title='Méditations introductives'/><author><name>Cédric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03119601314883075189</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_WiP3qZUoT0I/SSyRVegE_4I/AAAAAAAAAAY/LYkpyF_DW5Y/S220/TIB_3229(2).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
