Un petit essai d'alexandrins bourré d'entorses. Mais vu le temps consacré, je ne suis pas mécontent du résultat. J'ai retrouvé le plaisir de jouer avec la forme...
Je suis cette vive lumière brûlante,
Ces pensées d'un ailleurs qui vous hantent.
Je suis la force assassine du doute,
Ces désirs pleins de rêve qui vous coûtent.
Et pourtant si grande est ma tristesse,
Face au gouffre de ma propre faiblesse.
Toujours à moi je pourrai vous attirer,
Jamais je ne pourrai goûter l'éternité.
Pourtant sachez, vous si charmant papillon
Que j'offrirais entière, mon âme au démon
Que je cèderais entier, avec passion
A la douceur éphémère d'un seul instant
Au plaisir intense d'un unique moment
Avec vous, enfin perdue au gré des vents.
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