Nouvel exercice, où j'ai réalisé que visiblement mon imagination prenait plutôt le chemin du medfan de manière très régulière. Pour le reste, même chose que pour l'exercice II.
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Le soleil se couche lentement sur un petit village de campagne. Les paysans se sont enfermés dans leurs masures, comme à leur habitude depuis le début de la guerre, protection dérisoire contre un ennemi sanguinaire, déterminé à venger l'affront du refus de la capitulation.
Sur le haut de la colline, des silhouettes se dessinent lentement à contre-jour. Des cavaliers. Une centaine. Des chiens muselés. Dressés pour tuer et se repaître du corps de leurs victimes. Des torches, qui s'allument par dizaines.
La charge est silencieuse. Les draps posés sur les sabots rendent l'approche pratiquement indétectable jusqu'à l'instant fatidique. En une seconde, l'horreur se déchaîne sur cet endroit si calme auparavant. Le feu est bouté aux toits de chaume, les hommes quittent leurs montures pour défoncer les portes et laisser place aux monstres canins libérés de leurs entraves. Des hurlements se font entendre, d'abord, un, puis deux, puis une multitude. Les guerriers font des ravages face à de pauvres hères pris par surprise.
Un meurtrier pousse un cri d'alerte. Un chien est entré dans la demeure du forgeron, ainsi qu'un de ses frères. Ils n'en sont pas ressortis. Probablement chef du village, sa demeure est en pierre et ne brûlera pas facilement. Cinq hommes se rassemblent. Trois chiens sont maîtrisés et amenés à la porte, puis relâchés à l'intérieur. Les guerriers se précipitent.
Face à eux, une femme. Derrière elle, un berceau. Son bras gauche est en sang, mais son bras droit tient fermement une hache, elle aussi maculée du précieux liquide rouge. Les chiens grognent, marchent prudemment sur les deux cadavres devant elles. Ils se préparent à attaquer, mais face à la fureur qui brille dans les yeux de la mère, face à la ténacité dont elle semble vouloir faire preuve, hésitent. L'instinct qui les domine les prévient que le danger est réel.
Un déclic. Un bruit sourd. Un grognement. La jeune femme s'écroule, un carreau d'arbalète dans le cœur. Le massacre peut reprendre tranquillement. De l'épouse du forgeron et de son fils, la garde royale ne trouvera, le lendemain matin, qu'un chausson déchiré par des crocs sans merci, abandonné au milieu des décombres d'une maison qui, si elle ne put être incendiée, fut belle et bien saccagée de fond en comble.
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