Ecrit y a deux semaines environ, je ne sais pas vraiment pourquoi je ne l'ai pas posté.
Voilà qui est chose faite.
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Un torrent d'émotions. Positives. Et négatives.
Voilà ce qui arrive quand on se laisse entraîner par soi-même, qu'on ne cherche pas à garder le contrôle sur les actes qu'on pose, sur les gestes qu'on accomplit, sur les paroles qu'on prononce.
Fut une époque, la vie paraissait grise. Pas de douleur, quel réconfort... Mais pas de joie non plus.
Au point qu'on en aurait presque oublié ce que les couleurs peuvent apporter à un homme.
Et puis, pour de multiples raisons, l'arc-en-ciel refait surface au sein de l'existence. Chaque teinte a ses nuances, son côté sombre, son aspect lumineux. Chaque rencontre apporte son lot de surprises, et l'on est disposé à les percevoir voire même, à les goûter. Au point parfois qu'on ne comprend pas pourquoi d'autres ne voient pas l'univers au travers du prisme redécouvert. Et cela aussi, il faut l'accepter. Tout homme possède sa propre vision du monde, unique par essence, et bien souvent tragiquement différente de celle qu'on adopte.
Vient alors la partie complexe du nouvel état de fait. Faut-il par tous les moyens convertir autrui à sa pensée, ou laisser vivre, un demi-sourire en coin, sûr de ses convictions et de l'erreur de ses semblables? Bien sûr, ces optiques sont toutes deux faussées par leur extrémisme. Il doit être possible, entre deux eaux, de naviguer dans l'inconnu en compagnie de ceux qui le souhaiteront. Avec l'espoir que ceux qui partent vers d'autres horizons trouveront, eux aussi, ce qu'ils recherchent.
L'important, c'est d'être soi, pour soi-même, et pour les autres. Se dévouer à une cause ne signifie pas abandonner son libre arbitre, vivre en égoïste n'implique pas de partager les vues de l'un ou l'autre frère. Trouver un équilibre subtil, où l'on peut être pleinement qui l'on désire être, et pas ce que les autres désirent qu'on soit. Et en échange, ne plus souhaiter que ceux qui sont proches deviennent tels qu'on les imagine, mais accepter qu'ils arpentent leurs propres chemins.
Encore faut-il savoir quel est l'objectif qu'on se fixe, et à quel endroit on souhaite arriver. Une fois retiré toutes les solidarités, tous les menus plaisirs personnels, que reste-t-il? S'y pencher, risquer d'y voir un grand vide n'a rien de rassurant. Et pourtant, c'est à ce prix que l'on peut mesurer combien l'espace dont on dispose est immense, à quel point il est possible de le remplir de tout ce dont on pourrait rêver.
Que les oiseaux prennent leur envol. Je regarderai les courbes qu'ils dessineront dans les cieux, et je me satisferai de les voir, de temps à autre, venir se poser non loin de là où mon bâton de pèlerin me mènera. Car si je suis resté longtemps immobile, je n'étais pas mort. Et j'ai repris depuis un temps déjà la route, vers ce grand vide que je peuplerai de ce qui me viendra.
Si je n'ai pas de rêve, j'ai tous les rêves du monde, si je ne désire rien, c'est que je veux tout.
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