Le premier exercice était le texte intitulé Perrine. Il s'agit de créer un texte court, à thématique totalement libre, mais comprenant obligatoirement une série de mots imposés, non choisis par moi.
Je ne vous en livre pas le titre, pour le plaisir de la lecture, mais je suppose qu'il sera évident pour tous.
Pour le plaisir, essayez de découvrir les 5 mots que j'ai été obligé d'insérer dans le texte. A mon avis, au moins l'un d'eux est très facile... Reste à voir pour les autres.
Place au texte !
[N'hésitez pas à m'envoyer une série de mots. Une contrainte que je m'impose personnellement est de ne pas dépasser 48h de réflexion après réception des mots. Si l'envie vous dit de faire pareil, alors écrivez avant de lire ma version, bien entendu. Le texte doit être court pour laisser une place visible aux mots imposés, j'essaie de ne pas dépasser la demi-page]
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Au commencement était le néant. Puis vint l'existence et ses mystères.
Un univers sombre, où la nuit règne en maître, à la lueur d'une unique étoile, pâle halo lumineux. Un être unique, plein de sa solitude, qui se découvre au fil d'un temps infini. Et cet étrange mur qui lui fait face, où rien ne se reflète, et surtout pas lui-même. Il cherche, entreprend, mais n'y voit goutte et n'y comprend pas plus. Parfois, il est attiré par le mur, exécute quelques gestes dont il ne saisit pas la teneur, et recouvre sa liberté de mouvement.
Le temps passe, et il commence à saisir les limites de lui-même. Il est homme, ou plutôt, il devrait l'être. Il ne sait rien de son identité, et pourtant il sait que le six de trèfle qu'il garde dans une poche, au plus près de son cœur, est tout pour lui.
Parfois, d'autres apparaissent. Fixent le mur, sourient ou remuent les lèvres sans un son, puis disparaissent. Sa conscience s'affine. Il ressent pour ceux qui passent des choses, ersatz de sentiments qu'il ne maîtrise pas. Il se sent... Incomplet. Comme s'il n'était qu'un accessoire, une infime partie d'un tout. Est-il Prince Charmant, Quasimodo ou Démon?
Il franchit une nouvelle étape. Chaque fois qu'il devient marionnette, il approche la compréhension, en grapille quelques miettes. Le mystère reste immense. Alors il se tend, de toutes ses forces, de tout ce qu'il possède d'âme, vers ce mur étrange qui lui accorde parfois quelques secrets. Tel un tournesol, il n'a plus d'yeux que pour ce soleil si étrange qui possède toutes les réponses.
Le temps passe. Il piétine. Il enrage. Il veut sortir. Sortir, parce qu'il prend lentement conscience que c'est de l'autre côté du mur que tout se passe, que tout se dit, que tout se vit.
Alors, il se saisit d'une plume, d'encre et de papier. Exécute quelques traits maladroits, et plaque sur le mur une vaine supplique : iom-zesirb.
mercredi 26 novembre 2008
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